Tirs sur un Airbus d’Air France en RD Congo : un vol de rapatriement retardé

L’Airbus A330 a essuyé des tirs d’arme automatique à son approche de l’aéroport de Pointe-Noire, d’où il devait redécoller ce dimanche. Les 110 passagers doivent être ramenés en France par un autre appareil.

Un appareil d'Air France a essuyé des tirs dans la nuit de samedi à dimanche sur l'aéroport international de Pointe-Noire, en RD Congo. L'Airbus A330 en provenance de Paris a été endommagé et est resté immobilisé sur le tarmac de l'aéroport A. Agostinho-Neto.
Selon la compagnie et la DGAC, citées par RFI, il ne s'agit pas d'une attaque préméditée. Les tirs seraient survenus lors d'une altercation entre des militaires congolais affectés à la gendarmerie des frontières.
« L'appareil était à l'arrêt à son point de stationnement lors de l'incident, sans équipage ni passagers à son bord », a précisé la compagnie.
L'appareil n'est pas en état de redécoller dans l'immédiat. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux par des sites locaux ou spécialisés montrent des impacts sur la carlingue.
L'appareil "était placé sous la surveillance de la Gendarmerie du Transport Aérien et d'un prestataire de sûreté d'Air France", selon Air France, qui dit avoir déposé plainte pour les dommages causés à l'avion. "Une enquête a été ouverte par les autorités locales", ajoute la compagnie aérienne.
L'Airbus devait rapatrier 110 passagers en France ce dimanche entre Pointe-Noire, Bangui et Paris-Charles de Gaulle.
« Le vol dont le départ était initialement prévu à 10 heures (heure locale) est reporté de 24 heures afin de permettre d'acheminer un appareil de remplacement (Boeing 777-200) et un équipage depuis Paris-Charles de Gaulle », a expliqué la compagnie.
« Les clients ont été avertis et pris en charge sur place et seront tenus informés. Air France regrette les désagréments liés à cette situation et rappelle que la sécurité de ses clients et de ses équipages est sa priorité absolue ».