URGENT - Coronavirus - Hausse record des décès en France en 24h avec 987 décès de plus en hôpital et EHPAD, soit 13.197 décès au total - Pour la première fois un enfant de moins de 10 ans est décédé

19h12: Jérôme Salomon, le DG de la santé fait son point du soir: "En France, 90.676 cas positifs ont
été relevés soit +3.442 personnes de plus en 24h. 31.267 personnes hospitalisées soit +3.161 nouvelles personnes admises à l'hôpital. 7.004 (+431) patients sont en réanimation. Un enfant de moins de 10 ans est décédé pour la première fois même si les causes sont multiples. Un plateau élevé semble s'amorcer. 8.598 (+554) décès en hôpital et 4.599 décès (+433) en EHPAD soit 13.197 décès en France. Ce n'est qu'ensemble que nous vaincrons le virus. Rester à la maison, c'est agir contre le virus, c'est agir contre la maladie, c'est sauver des vies. Nous constatons les premiers effets du confinement depuis quelques jours
18h19: Le nombre de morts causés par le coronavirus en Italie grimpe de 570 personnes aujourd'hui à 18.849 morts au total depuis le début de l'épidémie.
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18h16: L'Irlande a décidé de prolonger jusqu'au 5 mai le confinement décrété pour freiner la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus, qui a fait 263 morts et contaminé officiellement plus de 6 000 personnes dans le pays.
18h02: Nouvelle journée terrible en Angleterre avec 886 morts soit 8.114 au total
17h32: Plus de 400 des 700 Ehpad d'Ile-de-France connaissent "au moins un cas de Covid-19", soit environ 60% des établissements, a annoncé vendredi à l'AFP le directeur de l'Agence régionale de santé, estimant que la "contagion progresse vite" notamment parmi les personnels.
16h40: Le Portugal ne doit pas "baisser la garde" face à la pandémie de coronavirus, a affirmé ce vendredi le président Marcelo Rebelo de Sousa en annonçant son intention de prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er mai.
Le Premier ministre Antonio Costa a lui aussi défendu le maintien des mesures de confinement car "la levée de l'état d'urgence enverrait un message erroné au pays".
16h22: Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, 6.019 cas potentiels de contamination ont été rapportés parmi les professionnels de santé et les salariés d'établissements médico-sociaux, selon Santé publique France. Parmi eux, une quinzaine de décès ont à ce stade été rendus publics.
14h19: Le président du Conseil européen Charles Michel a convoqué un sommet européen par visioconférence le jeudi 23 avril, consacré à la relance économique de l'Union, touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.
«Il est temps de jeter les bases d'une reprise économique musclée», a-t-il estimé dans un communiqué, au lendemain d'un accord des ministres européens sur une réponse commune à la crise, qu'il a qualifié de «percée significative».
13h58: Le point sur la situation en ce début d'après-midi
Avec plus de 12.000 morts du coronavirus en France, la surveillance du confinement restera stricte lors du week-end pascal, au terme duquel Emmanuel Macron détaillera les suites de ce dispositif qui va se poursuivre.
Entamé le 17 mars, déjà prolongé une fois, le confinement continuera après mardi prochain, a prévenu l’Elysée. Jusqu’à quand? Le chef de l’État pourrait aborder la question dans son allocution lundi soir, sa quatrième depuis le 12 mars.
«Le confinement marche», a salué vendredi Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique Covid-19, sur RMC.
«Il faut surtout, dans le mois qui vient, continuer cet effort avec la même intensité, parce qu’il ne faudra pas que ça redémarre». L’avis initial du Conseil scientifique, qui conseille Emmanuel Macron, était d’un confinement d'«au moins six semaines».
Après s’être avancé à évoquer la préparation du déconfinement la semaine dernière, Édouard Philippe a fait marche arrière cette semaine, soulignant mercredi qu’il était appelé «de toute évidence à durer quelques temps encore».
En ce «vendredi saint», début de vacances pour certains, les autorités craignent de nouveau un relâchement, alors que le bilan dépasse désormais les 12.000 morts dans le pays, même si le nombre d’admissions en réanimations freine fortement.
Après Paris et cinq autres départements franciliens, c’est en Alsace, région très touchée par le virus, que toute activité sportive individuelle sera interdite en journée à partir du weekend. Une mesure similaire a été prise à Saint-Etienne.
Pas question de s’offrir une escapade sur la Côte bleue ou dans les Alpilles: dans les Bouches-du-Rhône, où les vacances débutent, les contrôles du confinement seront renforcés sur le littoral, sur l’autoroute et dans les massifs.
Les sorties à plusieurs sont interdites également en Ardèche.
En Guyane, un village amérindien a été mis en quarantaine par arrêté préfectoral après la découverte d’un «foyer épidémique».
Le bilan humain est d’au moins 12.210 morts depuis début mars, dont 8.044 à l’hôpital, soit 412 de plus de 24 heures, et le reste notamment dans les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).
Près de 50 malades du coronavirus étaient en cours de transfert vendredi matin vers la Nouvelle-Aquitaine pour soulager les hôpitaux franciliens.
Le chanteur Christophe, hospitalisé fin mars pour insuffisance respiratoire, est actuellement «en réanimation à Brest», a indiqué à l’AFP son épouse Véronique Bevilacqua. Celle-ci n’a pas fait mention d’une infection au Covid-19 mais selon le Parisien, le chanteur a bien été frappé par le virus.
Dans le cadre des consultations sur l’épidémie, Emmanuel Macron devait s’entretenir vendredi matin avec les dirigeants européens de sa famille politique, puis avec les partenaires sociaux.
Avec les dirigeants européens, il s’agit d’échanger «sur les mesures concrètes pour lutter contre l’épidémie ainsi que sur les mesures économiques et sociales qui seront nécessaires pour relancer l’économie», a indiqué l’Elysée.
Cette réunion se tient quelques heures après l’accord trouvé entre les ministres européens des Finances sur une réponse économique commune. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a salué un plan de relance incluant «500 milliards d’euros disponibles immédiatement».
Puis Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre et de quelques ministres (Travail, Santé, Economie, Retraites...), devait réunir à partir de 11H00 les partenaires sociaux (syndicats et patronat) en audioconférence, pour la seconde fois en 15 jours.
L’objectif est notamment de «s’assurer que les mesures économiques et sociales pour accompagner le confinement sont efficacement déployées» et de «préparer la sortie du confinement quand la situation sanitaire le permettra», selon l’Elysée.
De son côté, Édouard Philippe, doit tenir vendredi après-midi une réunion avec les présidents des groupes parlementaires et une autre au cours du week-end avec les chefs de partis.
Outre la question du confinement, Emmanuel Macron est attendu lundi sur les polémiques, en particulier sur la nécessité ou non du port généralisé du masque.
«Dans le cadre du confinement, il faut faire en sorte que les gens sortent le moins possible. Donc, la question des masques pour la population générale ne se pose pas de manière immédiate», mais uniquement «dans le cadre de la stratégie de déconfinement», selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
Toujours dans le cadre de ses consultations, Emmanuel Macron a rendu visite jeudi au controversé professeur marseillais Didier Raoult, héraut du traitement à l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.
Le spécialiste des maladies infectieuses lui a présenté la dernière étude de ses services qui confirme, selon lui, l’efficacité du dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme, dès l’apparition des premiers symptômes du coronavirus. Des résultats dont un certain nombre de médecins et de scientifiques mettent la portée en doute.
L’Elysée a insisté sur le fait que cette rencontre ne représentait pas «une reconnaissance» de la méthode du professeur.
13h11: Le premier syndicat français représentatif des agriculteurs français, la FNSEA, demande à l’Union européenne « d’encourager les producteurs à réduire de 2 à 5% leur volume » de lait pour faire face aux fortes perturbations de marché générées par la crise du coronavirus.
« Il faut accompagner les agriculteurs qui vont réduire leurs volumes, parce que personne n’avait prévu le coronavirus, personne n’avait prévu cette pandémie et les conséquences de perturbation des marchés que nous connaissons », a déclaré la présidente de la FNSEA Christiane Lambert sur France Inter vendredi.
« Nous avons fait une proposition de régulation pour encourager les producteurs à réduire de 2 à 5% leur volume sur la période de pic de production », a-t-elle dit, alors que l’Europe croule sous le lait et que les cours chutent depuis le début de la crise du coronavirus qui a entraîné la fermeture de quasiment tous les restaurants en Europe, et perturbé les marchés export.
Selon Mme Lambert, la régulation devrait aussi s’appliquer à d’autres secteurs comme les producteurs de canards ou de pommes de terre, qui « ne vendent plus rien » depuis la crise.
« Personne ne fait de frites à la maison » a relevé Mme Lambert. Depuis la fermeture des fast-food notamment, « les producteurs de pommes de terre ont des tonnes de pommes de terre sur les bras », a-t-elle lancé.
12h21: Cinquante membres de l'équipage du porte-avions français Charles de Gaulle ont été testés positifs au coronavirus, a annoncé vendredi le ministère des Armées, précisant que trois marins avaient été évacués "à titre préventif".
« Les résultats des 66 tests réalisés ont conclu à la présence de 50 cas de Covid-19 à bord du Charles de Gaulle », a indiqué le ministère dans un communiqué, deux jours après l’annonce de cas suspects. « Aucune aggravation de l’état de santé des marins à bord n’est constatée à l’heure actuelle », précise-t-on de même source.
L’origine de la contamination du navire n’est pas encore connue. Le navire n’a pas été en contact avec un élément extérieur depuis le 15 mars.
Le porte-avions nucléaire, qui croisait dans l’Atlantique, avait annoncé mercredi avoir décidé d’anticiper son retour en France après la découverte à son bord de cas suspects.
« L’objectif est d’identifier le circuit de contamination et d’appuyer le protocole permettant de limiter la propagation du virus », précise le ministère. Une équipe du Service de santé des armées (SSA) avait été acheminée à bord dès mercredi avec deux épidémiologistes, un expert en biosécurité et un médecin en charge des prélèvements.
Les marins évacués ont été transférés à l’Hôpital d’instruction des armées (HIA) Sainte-Anne, à Toulon pour « préserver les capacités médicales » du bâtiment, ajoute le ministère. Le port du masque a été généralisé à l’ensemble de l’équipage.
Après l’USS Theodore Roosevelt américain dans le Pacifique, le Charles de Gaulle devient le deuxième porte-avions officiellement contaminé par la pandémie qui s’est abattue depuis décembre sur la planète.
12h11: Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a fustigé la "communication chaotique" des autorités sur l'utilisation des masques de protection du coronavirus, "une affaire qui restera comme le symbole d'une mauvaise gestion" de la crise en France selon lui.
"C'est parfaitement chaotique. Les fameuses théories du gouvernement qui prétend qu'il ne faut pas généraliser les masques, ce n'est que l'alibi d'une insuffisance, de la pénurie de masques", a-t-il estimé sur CNews.
"Cette affaire de masques restera dans cette crise comme le symbole d'une mauvaise gestion (...) Il y a une contradiction depuis le départ. Bien sûr qu'il y a une pénurie de masques, bien sûr qu'il faut porter des masques pour protéger les autres et se protéger soi-même", a poursuivi le sénateur de Vendée.
"Les Français ne comprennent pas et ils soupçonnent que derrière cette communication cacophonique et chaotique, le gouvernement cache son impuissance et son impréparation", a-t-il conclu.
La députée et porte-parole de LREM Aurore Bergé a elle défendu, sur la même chaîne, la stratégie du gouvernement "d'établir des priorités" face à ce "qui a été pendant longtemps une pénurie mondiale" de masques afin de protéger d'abord "les personnels soignants" et "progressivement ceux qui continuent à travailler".
A propos de la généralisation éventuelle des masques, elle estime que "si le conseil scientifique, si l'OMS recommandent cette généralisation alors il faudra généraliser". "C'est notamment une option dans le cadre du déconfinement progressif pour pouvoir progressivement retourner à la normale et éviter qu'il y ait un nouveau risque de reprise de l'épidémie", a-t-elle fait valoir.
11h39: L'Espagne a recensé vendredi 605 morts du Covid-19 en 24 heures, le chiffre le plus bas enregistré depuis le 24 mars, ont annoncé les autorités.
Le bilan quotidien baisse pour le deuxième jour d’affilée dans le pays après deux jours de rebond consécutifs.
Au total, 15.843 personnes ont succombé à la maladie en Espagne, un des pays les plus endeuillés du monde par la pandémie.
Le nombre de nouveaux cas confirmés en 24 heures (plus de 4.500) a ralenti pour sa part alors que le nombre de tests pratiqués a augmenté. Au total, les cas confirmés dans le pays s’élèvent à 157.022.
Le nombre de personnes guéries atteint 55.668.
Même si le pic de l’épidémie a déjà été atteint selon les autorités sanitaires, le gouvernement a mis en garde les Espagnols contre le risque d’un relâchement.
Le confinement des plus stricts auquel est soumis le pays depuis le 14 mars a été prolongé jusqu’au 25 avril mais le chef du gouvernement Pedro Sanchez a déjà prévenu qu’il le serait encore même si un certain assouplissement serait progressivement envisagé.
11h11: Le nombre des décès causés par la pandémie du covid-19 a triplé en huit jours en Belgique avec 3.019 morts enregistrés, indique le dernier bilan officiel communiqué vendredi par les autorités sanitaires. 496 nouveaux décès ont été notifiés au cours des dernières 24 heures, dont 171 enregistrés entre le 18 et le 31 mars dans des maisons de retraite en Flandre, ont précisé les autorités sanitaires.
Le nombre des décès a triplé en huit jours en raison notamment de la comptabilisation avec retard des décès dans les maisons de retraite du pays qui compte 10 millions d’habitants. La plupart des décès - 57% - sont enregistrés dans les hôpitaux et 40% dans les maisons de repos.
Le nombre de malades porteurs du virus est passé en 24 heures, passant de 24.903 à 26.667 diagnostics positifs après des tests en laboratoire, soit 1.684 nouveaux cas. La Flandre apparait comme la partie la plus touchée avec 58% des cas contre 30% en Wallonie et 11% à Bruxelles.
Entre le 15 mars et le 9 avril, 10.356 patients malades du Covid-19 sont entrés à l’hôpital et 993 nécessitaient une assistance respiratoire. Durant la même période, 5.568 personnes ont quitté hôpital, ont précisé les autorités sanitaires.
10h29: Le point sur la situation ce matin
A l’approche de la barre symbolique de 100.000 morts du coronavirus, la communauté internationale cherche des réponses économique et diplomatique à la pandémie, qui menace d’une récession planétaire un monde largement en confinement.
Plus de 94.000 personnes ont succombé à la pandémie qui, selon la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, aura «les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression» de 1929.
Quelques chiffres encourageants en Europe et aux Etats-Unis permettent d’espérer un ralentissement prochain dans la hausse de ce décompte macabre. Pour la première fois, le nombre de patients en réanimation a légèrement baissé en France, et la situation s’est stabilisée dans plusieurs foyers épidémiques américains du Covid-19.
En Grande-Bretagne, où la pandémie progresse à grands pas avec 881 décès en 24 heures, le Premier ministre Boris Johnson, affecté par la maladie et hospitalisé depuis dimanche, a pu sortir des soins intensifs.
Mais en l’absence de vaccin, le retour à la normale devra attendre et se fera probablement de manière graduelle, les autorités voulant à tout prix éviter une nouvelle vague d’infections.
Les mesures de confinement, qui concernent plus de la moitié de l’humanité, ont un coût faramineux. Des secteurs entiers de l’économie sont paralysés, les échanges commerciaux dégringolent, le chômage s’envole.
Dans cette période «anxiogène», le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a souligné qu'«un signal d’unité et de détermination» du Conseil de sécurité, divisé depuis des semaines, «compterait beaucoup» pour atténuer les implications sur la paix de la pandémie, affirmant qu’il s’agissait «du combat d’une génération».
Mais les 15 membres du Conseil, réunis par visioconférence dans la nuit de jeudi à vendredi pour une première session consacrée au Covid-19, se sont bornés à apporter leur «soutien» au chef de l’ONU.
Sur le volet économique, en Europe, les ministres des Finances sont parvenus jeudi à trouver un accord à l’arraché incluant 500 milliards d’euros disponibles immédiatement et un fonds de relance à venir d’un montant équivalent. Paris a salué un «excellent accord», Berlin «un grand jour pour la solidarité européenne» et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, «un accord novateur».
Ils n’ont pas tranché la question brûlante de la mutualisation de la dette, les «coronabonds» destinés à soutenir l’économie à plus long terme, qui divise les pays du nord et du sud de l’UE.
De leur côté, les principaux pays producteurs de pétrole, Arabie saoudite et Russie en tête, s’efforçaient vendredi de finaliser un accord après être parvenu à une «entente préalable» pour une réduction de production de 10 millions de barils par jour face à l’effondrement des cours provoqué par la pandémie.
Aux Etats-Unis, la Banque centrale a frappé un grand coup en annonçant 2.300 milliards de dollars de nouveaux prêts pour soutenir l’économie. Celle-ci pourrait rebondir assez rapidement, selon les autorités monétaires. Et la France a doublé son plan d’urgence, à 100 milliards d’euros.
10h28: La crise économique déclenchée par la pandémie aux Etats-Unis rappelle désormais les images de la Grande Dépression, avec ses millions de chômeurs et ses entreprises forcées de baisser le rideau en masse. Mais contrairement à 1929, les interventions puissantes et répétées des autorités laissent espérer un rebond rapide une fois le nouveau coronavirus éradiqué.
Depuis la mi-mars, ce sont chaque semaine des millions de personnes qui s'inscrivent au chômage: 6,6 millions de nouveaux inscrits du 29 mars au 4 avril, après un record de 6,8 millions de nouvelles demandes la semaine précédente.
En seulement trois semaines, le marché du travail qui s'affichait au meilleur de sa forme depuis 50 ans s'est effondré au point de forcer 16,7 millions de personnes à remplir un dossier de demande d'allocation.
En Floride, ils étaient des centaines à faire la queue pendant des heures ces derniers jours pour remplir les papiers, le système informatique étant tombé en panne.
Et ces chiffres terribles ne pourraient représenter que la moitié des emplois détruits par la pandémie, alertent les analystes d'Oxford Economics dans une note.
Les entreprises américaines sont en effet contraintes de licencier à tour de bras, étouffées par la brusque chute de l'activité liée aux mesures de confinement pour tenter d'enrayer la spirale des infections et des décès.
L'administration Trump, le Congrès et la Banque centrale se sont mobilisés depuis maintenant plusieurs semaines pour tenter de stopper l'hémorragie à coup de milliers de milliards de dollars.
Donald Trump est en pleine campagne pour tenter de décrocher un second mandat en novembre et son gouvernement essaie par tous les moyens de préserver l'emploi, et de s'assurer que les entreprises seront prêtes à redémarrer une fois levées les mesures de confinement qui frappent l'essentiel de la population du pays.
Il n'a pas caché sa volonté de redémarrer l'activité aussi vite que possible, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a estimé jeudi que le mois de mai était une échéance envisageable.
10h27: Le gouvernement italien a décidé de prolonger les mesures de confinement qui expiraient le 13 avril jusqu'au 3 mai, écrivent vendredi les médias italiens citant des sources syndicales.
Cette décision, toujours pas officielle mais qui devrait être adoptée à très court terme, a été annoncée jeudi après-midi au cours d'une réunion entre plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Giuseppe Conte, et des représentants de divers syndicats, aussi bien de travailleurs que d'employeurs. "Stop jusqu'au 3 mai, puis on sortira", écrit le quotidien La Stampa du groupe Fiat. "L'Italie fermée jusqu'au 3 mai" titre en première page le Corriere della Sera, principal tirage de la péninsule. "La date à marquer en rouge sur l'agenda des Italiens est le 4 mai : ce jour-là, si tout va bien, l'étreinte obligeant des millions de personnes de rester à la maison pourrait se relâcher", écrit le Corriere. "Mais les personnes âgées et celles plus à risque devront être protégées plus longtemps", met en garde le journal.
Selon les médias, quelques rares exceptions à l'arrêt des activités jugées non essentielles, également en vigueur jusqu'au 13 avril, seront aussi accordées à partir de cette date : librairies et papeteries, peut-être les magasins de vêtements pour nouveaux-nés, et quelques entreprises produisant des machines agricoles, selon le Corriere.