Chômage : comment expliquer la baisse au premier trimestre?

Un ouvrier sur une chaîne de montage de Maubeuge dans le nord de la France, le 8 novembre 2018 
Si le confinement pèse lourdement sur l'activité économique, cela ne s'est pas ressenti dans les
chiffres au premier trimestre 2020, selon l'Insee.
Le taux de chômage en France a diminué de 0,3 point au premier trimestre à 7,8%, une "baisse en trompe-l'oeil" due au confinement de la deuxième quinzaine de mars, a expliqué ce jeudi l'Insee "sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail".
"Cette baisse du taux de chômage résulte d'un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d'emploi pendant la période de confinement. La période de confinement a en effet fortement affecté les comportements de recherche active d'emploi (pour les personnes sans emploi dont le secteur d'activité privilégié est à l'arrêt par exemple), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d'enfant par exemple)", souligne l'Insee dans son communiqué.

En réalité pas d'"amélioration du marché du travail"

De fait, un chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) est une personne âgée de 15 ans ou plus qui satisfait les trois critères suivants : est sans emploi pendant la semaine de référence ; est disponible pour travailler dans les deux semaines à venir ; a effectué au cours des quatre dernières semaines une démarche active de recherche d'emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois.
"Au total, le chômage au sens du BIT est donc plus faible pendant cette période de confinement, sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail", explique l'institut. "Sur la base des observations sur les 11 premières semaines du trimestre, on estime à -0,4 point l'effet et du confinement sur le taux de chômage moyen du premier trimestre. Autrement dit, le taux de chômage qui aurait été observé au premier trimestre en l'absence de confinement aurait été quasi stable à 8,2%", précise l'institut.
Par lexpress.fr