Coronavirus : le vaccin de l'Université d’Oxford menacé par la baisse du nombre de cas

Fin avril, l’Université d’Oxford (Grande-Bretagne) avait annoncé travailler sur un vaccin contre le
Covid-19 avec pour objectif de produire les premières doses dès le mois de septembre. Un projet remis en cause par la baisse du nombre de contaminés.
«Le coronavirus est en train de disparaître trop rapidement au Royaume-Uni, a déclaré au quotidien The Daily Telegraph Adrian Hill, professeur qui dirige l’équipe de chercheurs. Par conséquent, la phase de tests n’a désormais que 50% de chances d’être couronnée de succès».

Comme il l'a expliqué au média britannique, «dix mille personnes ont été recrutées pour tester le vaccin et la moitié d’entre elles recevra un placebo». «Parmi ces personnes, moins de 50 devraient attraper le virus. Or, si finalement moins de 20 personnes étaient contaminées, les résultats obtenus à travers cette phase pourraient s’avérer inutiles», a-t-il ajouté.

Washington a investi 1,2 milliard de dollars dans le projet

Pour le professeur, les chances de mettre au point un vaccin pour le mois de septembre étaient de 80% il y a quelques semaines contre 50% aujourd’hui : «Nous sommes dans une position bizarre aujourd’hui, qui consiste à espérer que le coronavirus reste encore un peu de temps avec nous». Selon lui, les résultats des tests du mois d’avril étaient positifs.
Le quotidien italien La Repubblica a avancé que les tests pourraient être déplacés dans l’hémisphère sud où les contaminations augmentent avec la fin de l’été. Mais, selon le média transalpin, les États-Unis seraient moins patients et réfléchiraient à demander à des volontaires contaminés de se faire vacciner.
Washington a investi 1,2 milliard de dollars dans le projet de l’Université d’Oxford pour produire 400 millions de doses de ce vaccin. Les enjeux sont donc importants et la presse grande pour l’équipe de chercheurs britannique.
Par CNEWS