Nouvelle-Zélande : Jacinda Ardern, une Première ministre pas si cool

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern est célébrée pour son empathie, sa franchise et, plus récemment, pour sa réussite dans la lutte contre la pandémie. Ici lors d'une conférence de presse, le 22 février 2019 à Auckland.

Icône célébrée à l'étranger pour son efficacité dans la lutte contre le virus, la cheffe du gouvernement "kiwi" interdit à ses ministres de s'exprimer dans la presse.

Les Néo-Zélandais l'ont vu s'adresser à eux, en direct à la télévision, depuis son canapé, habillée d'un simple survêtement. Elle venait de mettre au lit sa petite fille de deux ans. Nommée Première ministre en octobre 2017, Jacinda Ardern, 39 ans, a rapidement gagné le coeur de ses concitoyens en poursuivant son mandat jusqu'à la fin de la grossesse. Ou en apparaissant manifestement émue et pleine d'empathie, après l'attentat contre une mosquée de Christchurch, qui avait fait 51 morts, en mars 2019.  
La cheffe du gouvernement travailliste a par ailleurs récemment annoncé une baisse de 20% de son salaire, ainsi que celui de tous ses ministres, pendant six mois. Cela au moment où sa gestion de la crise du Covid-19 était montrée en exemple par la presse internationale : la Nouvelle-Zélande - qui n'a enregistré que 21 décès pour une population de 5 millions d'habitants - a été le premier pays occidental à se déclarer libéré de la pandémie. Résultat : à quatre mois des élections législatives, neuf Néo-Zélandais sur dix approuvent son action. 
Par L'Express.fr