Ryanair supprime 250 postes administratifs, prévoit le licenciement de 3.000 navigants

Ryanair a annoncé la suppression de 250 emplois administratifs dans ses bureaux à Dublin,
Londres-Stansted, Madrid et Wroclaw en raison de la chute d’activité du fait de la pandémie de coronavirus.
Ces suppressions interviendront au 1er juin prochain, date de réouverture des bureaux de la low cost irlandaise, et passeront par « une combinaison de périodes d’essai/fin de contrats à durée déterminée, de démissions et de licenciements« , a-t-elle indiqué vendredi dans un communiqué.
« C’est une période très douloureuse pour Ryanair, nos équipages et notre personnel qui soutient les opérations depuis nos bureaux de Dublin, Stansted, Madrid et Wroclaw. Bien que nous prévoyions de rouvrir nos bureaux à partir du 1er juin prochain, nous n’aurons pas besoin du même nombre de membres du personnel dans une année où nous transporterons moins de 100 millions de passagers, contre un budget initial de 155 millions« , a expliqué Darrell Hughes, directeur du personnel de Ryanair.
Par ailleurs, la direction de Ryanair est toujours en discussions avec les syndicats de pilotes et de personnel de cabine dans toute l’Europe « pour finaliser jusqu’à 3.000 suppressions d’emplois et 20 % de réductions de salaires, alors que nous reprenons environ 40 % de notre programme de vol normal à partir de juillet« , a précisé Darrell Hughes. Et d’ajouter : « Ryanair est également confrontée à une concurrence intense sur les prix dans toute l’Europe, car nous sommes obligés de rivaliser avec les compagnies aériennes nationales qui ont reçu plus de 30 milliards d’euros de subventions illégales de leurs gouvernements, et qui pourront se livrer à des ventes à bas prix pendant de nombreuses années grâce à ces aides d’État illégales« .
Les suppressions d’emplois et les réductions de salaire seront également étendues aux équipes du siège social et du back office à Dublin. Le CEO de Ryanair, Michael O’Leary, dont le salaire a été réduit de 50% en avril et mai, a accepté de « prolonger cette baisse » pour le reste de l’exercice fiscal de la low cost jusqu’en mars 2021.