Vaccin : 33% des Français croient au complot pour cacher leur nocivité

Partout dans le monde, des scientifiques travaillent à mettre au point un vaccin contre le coronavirus. Pourtant, un Français sur 3 pense “que le ministère de la Santé et les laboratoires pharmaceutiques sont de mèche pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins”. Eclairage sur ce sondage réalisé par l’Ifop.

En pleine cerise sanitaire, la Fondation Jean-Jaurès et Conspirary Watch dévoilent les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop à la mi-mars, portant sur la perception qu’ont les Français des vaccins.  Cette enquête a été réalisée du 16 au 19 mars 2020 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes. Autisme, aluminium, sclérose en plaques, adjuvants, les sondés ont répondu à plusieurs questions visant à déterminer leur adhésion à certaines théories plus ou moins répandues liées aux vaccins.
Ainsi, 33% des personnes interrogées considèrent “que le ministère de la Santé et les laboratoires pharmaceutiques sont de mèche pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins”. À ce sujet, 24% sont également “plutôt d’accord” avec cette affirmation. Une proportion encore plus importante chez les moins de 35 ans puisqu’ils sont 40% à le penser dans cette tranche d’âge. De plus, 25% des sondés affirment qu’il existe un lien entre certaines maladies comme l’autisme ou la sclérose en plaques et la vaccination. 8% des personnes interrogées affirment que les vaccins contiennent parfois des bouts de reins ou de fœtus.

Restaurer la confiance

Le panel a ensuite été interrogé sur l’affirmation suivante : “Il est prouvé que certains adjuvants contenus dans les vaccins, comme l’aluminium, peuvent être très dangereux”. Résultat ? 50% du panel valide cette affirmation alors que 26% de sondés se disent “pas d’accord”.
Ensuite, l’Ifop s’est intéressé à une autre affirmation assez largement répandue : “L’allaitement peut remplacer les vaccins chez les nouveau-nés car cela transmet des anticorps suffisants pour lutter contre les maladies”. Pour 30% des sondés, c’est une réalité tandis que pour 54% d’entre eux, cette phrase est fausse. Sur le site de la Fondation Jean Jaurès, des experts analysent les résultats de cette enquête. Ainsi, pour redonner de la confiance aux acteurs et entre les acteurs mais aussi aux patients et à l’ensemble de nos concitoyens, les analystes recommandent de “faire la transparence pour l’ensemble des acteurs sur l’ensemble des acteurs. Transparence sur les bénéfices et les morts évitées. Transparence de la part des chercheurs, des laboratoires pharmaceutiques, sur leur organisation, leur localisation géographique, leur indépendance ou leurs financements, sur les méthodes de recherches, sur les tests et sur les effets indésirables”.