Après quatre mois passés à Wuhan, le correspondant de France Télévisions Arnauld Miguet quitte enfin la ville !

Après quatre mois passés à Wuhan, le correspondant de France Télévisions Arnauld Miguet quitte enfin la ville !
Il était le dernier journaliste étranger présent à Wuhan, épicentre de l'épidémie de Covid-19, durant
toute la période où la ville a été confinée. Après quatre mois passés sur place, le correspondant de France Télévisions en Chine Arnauld Miguet s'apprête à quitter la ville.
Wuhan, c'est fini pour Arnauld Miguet et son caméraman Gael Caron. Après plus de quatre mois passés dans la ville chinoise, qui avait été identifiée cet hiver comme le point de départ de la pandémie de Covid-19, les deux journalistes prennent enfin le large. Mais comme Arnauld Miguet l'a expliqué dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il ne va pas retrouver tout de suite son domicile à Pékin : car s'il s'y rendait, il devrait d'abord être soumis à une quarantaine d'au moins deux semaines dans un hôtel désigné par les autorités. Dans cette même vidéo, le journaliste de France Télévisions donne quelques informations sur le devenir du chien et du chat que l'on voyait régulièrement sur les photos qu'il postait de son confinement à Wuhan. Arnauld Miguet explique que, ne se rendant pas chez lui tout de suite, il ne peut pas emmener avec lui le chat, une petite femelle bâptisée Jeudi, et le chien, nommé Avril. Mais le journaliste compte bien revenir un jour à Wuhan les récupérer : "Je reviendrai les chercher car nous nous sommes tous les trois littéralement adoptés."

Des conditions de travail très particulières à Wuhan au temps du confinement

En février dernier, alors que l'épidémie s'accélérait dans le monde, Arnauld Miguet nous avait raconté ses conditions de travail à Wuhan. "Chacun dans cette ville est un Robinson coincé dans son "île-appartement". Dans certains immeubles à étages, les ascenseurs sont même à l'arrêt pour éviter toute velléité de sortie. Nous pouvons cependant nous déplacer dans la ville grâce à des chauffeurs habilités à le faire ayant des laissez-passer et prêts à prendre ces risques. Nos sorties sont de 2 à 3 heures, tous les deux jours à peu près. Nous devons signaler où nous allons et où nous sommes allés aux autorités locales", nous avait-il expliqué, précisant que jusqu'à présent, les autorités locales ne l'avaient jamais empêché de travailler.
par Fanny Petoin
Télé-Loisirs.fr