Meurtre d'un joggeur noir aux Etats-Unis : Jay-Z a prêté son avion privé aux avocats de la famille

Après avoir acheté des pages dans plusieurs quotidiens américains pour promouvoir le mouvement
Black Lives Matter, Jay-Z ne s'est pas arrêté là dans sa lutte contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis. Le rappeur a en effet prêté son jet privé aux avocats d'Ahmaud Arbery, le joggeur afro-américain tué à Atlanta par deux hommes blancs, dont un ancien policier, en février dernier.
Ce coup de pouce a ainsi permis aux avocats de la famille d'Ahmaud Arbery d'assister aux audiences préliminaires en Géorgie.

«Audience à Brunswick, en Géorgie, ce matin. Aucun vol pour nous y emmener hier. @Leemerrittesq et moi avons passé des heures à essayer de trouver des vols ou des voitures», a posté Blerim Elmazi, l'un des avocats, sur Instagram.
Puis, il ajoute: «A 1 heure du matin, nous avons commencé à perdre espoir jusqu'à ce que nous recevions un appel des assistants de Jay Z à Roc Nation qui ont affrété un vol pour que nous assistions à cette audience avec la famille d'Ahmaud Arbery.» Avant de conclure son message par «Merci pour leur soutien. Mise à jour de l'audience bientôt».
Ahmaud Arbery, un jeune afro-américain de 25 ans, a été abattu le 23 février dernier, par deux hommes blancs, Travis McMichael (34 ans) et son père Gregory (64 ans), alors qu'il courait dans un quartier résidentiel de Brunswick, en Georgie, région au long passé ségrégationniste. Arrêtés, ces derniers ont affirmé qu'ils pensaient avoir affaire à un cambrioleur et donc, qu'ils avaient agi en état de légitime défense.

Un crime raciste ?

Mais c'est la diffusion d'une vidéo du meurtre, deux mois plus tard, qui a permis de relancer l'enquête. Sur les images, Ahmaud Arbery court le long d'une route. Alors qu'il contourne un pick-up blanc, il est agrippé par un homme. Trois coups de feu s'en suivent. Filmée par un 3e homme, William Bryan, la vidéo est rapidement devenue virale et a permis d'inculper ces trois hommes pour meurtre.

Et lors d'une des audiences préliminaires, RichardDial du Bureau d'enquête de Géorgie a rapporté que lors d'une audition, l'auteur de la vidéo avait dit avoir entendu Travis McMichael traiter la victime de «putain de nègre», alors qu'il gisait au sol.
Des propos confortés par les recherches des enquêteurs. Car la police a affirmé avoir retrouvé «un grand nombre» de commentaires racistes dans le téléphone du fils, ainsi que sur ses réseaux sociaux, comme son compte Instagram.
Par CNEWS