Coronavirus : les Etats-Unis précommandent 100 millions de doses d'un potentiel vaccin

Washington devrait recevoir les premières doses dès "que Pfizer aura réussi à fabriquer (le vaccin)
avec succès".
Longtemps accusé de déni face à la pandémie, le président Donald Trump a spectaculairement changé de ton face à l'ampleur des contaminations dans son pays. Les Etats-Unis ont précommandé mercredi 22 juillet 100 millions de doses d'un potentiel vaccin contre le nouveau coronavirusdéveloppé par l'alliance germano-américaine Biontech/Pfizer.
"Le gouvernement américain a passé une commande initiale de 100 millions de doses pour 1,95 milliard de dollars et pourrait acquérir jusqu'à 500 millions de doses additionnelles" du projet de vaccin développé par la biotech allemande et le laboratoire américain, ont indiqué les deux entreprises dans un communiqué (en anglais).
Après de premiers résultats encourageants, ce projet de vaccin entre dans une phase décisive d'essais cliniques à grande échelle. Mardi, Londres avait annoncé le pré-achat de 30 millions de doses auprès des deux entreprises.

Les laboratoires veulent fabriquer 100 millions de doses d'ici la fin de l'année

Washington devrait recevoir les premières doses dès "que Pfizer aura réussi à fabriquer (le vaccin) avec succès, et obtenu l'approbation" des autorités sanitaires américaines. Le but des deux laboratoires est de "fabriquer 100 millions de doses avant la fin de l'année 2020", et "potentiellement plus de 1,3 milliards de doses avant la fin de 2021".
Début juillet, les deux sociétés ont annoncé des résultats préliminaires positifs, après avoir testé leur vaccin sur 45 participants. Selon elles, celui-ci "est capable de générer une réponse d'anticorps neutralisants chez les humains à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux observés dans les sérums convalescents – et il le fait à des doses relativement faibles".
Mais deux doses seront nécessaires pour immuniser une personne, un rappel devant être effectué sept jours après la première injection, a indiqué Biontech mercredi. Désormais doit débuter une phase de tests cliniques à grande échelle, qui devraient notamment se dérouler au Brésil et en Argentine.
Par franceinfo avec AFP