Il y aurait 6 types de malades du coronavirus, selon une étude

L'étude permettrait d'aider les médecins à évaluer les risques de dégradation de la maladie
Une avancée pour prévenir les cas graves de coronavirus ? Une étude britannique suggère que les
symptômes du coronavirus sont classables dans six catégories, ce qui permettrait de savoir à l'avance si les patients auront besoin d'un respirateur artificiel ou non.
La publication scientifique, disponible sur medRxiv, a été construite en se basant sur les données de 1.653 utilisateurs d'une application fondée pour aider les chercheurs dans la lutte contre le Covid-19. À noter cependant que l'étude, relayée par le Guardian, n'a pas encore été relue par des pairs, comme il est de coutume dans le monde scientifique pour valider les résultats. 
La première catégorie repérée par les scientifiques est celle des patients qui n'ont presque que des problèmes de respiration, de la toux et des douleurs musculaires. Seulement 1,5% de ceux-ci aurait besoin d'un respirateur artificiel. Pour ceux qui ont comme symptômes une propension à sauter des repas ainsi qu'une fièvre insistante, le besoin de respirateur monterait à 4,4%. Ces deux groupes sont considérés comme les formes les moins graves de coronavirus. 
L'étude liste ensuite la catégorie numéro 3, qui regroupe les précédents symptômes ainsi que des problèmes intestinaux. Celle-ci nécessiterait moins souvent un respirateur, mais les patients ont plus souvent besoin de se rendre à l'hôpital, soit environ 24% des concernés. Lorsque les malades rencontrent une douleur continue à la poitrine ainsi que des signaux très importants de fatigue, le risque d'avoir besoin d'un respirateur monterait à 8,6%. Un chiffre qui s'élève à presque 10% lorsque la confusion mentale et la perte d'appétit s'ajoutent aux symptômes, et qui s'envole aux alentours de 20% pour les patients qui ont rapidement des problèmes de respiration importants, une douleur thoracique et des problèmes gastriques. Les scientifiques expliquent cependant que ce cas était plus rare. 

Des chiffres qui se traduisent dans la pratique

En appliquant les données récoltées sur les patients, et en analysant le dossier médical de ceux-ci, l'équipe à l'origine de l'étude a ensuite pu prédire dans 79% des cas quand les malades auront besoin d'un respirateur artificiel au cours de leur maladie. Un chiffre qui se situait en-dessous des 70% lorsque les médecins se basaient seulement sur les antécédents et les caractéristiques des patients. 

En l'absence de traitement ou de vaccin, cela peut donc améliorer la prise en charge des malades, sans pour autant devenir la recette miracle pour assurer un rétablissement certain. Les scientifiques vont désormais devoir utiliser un échantillon plus important pour valider ces résultats sur une échelle plus conséquente. Et voir leurs données utilisées à travers le monde pour sauver des vies ?
Par CNEWS