La réforme des conditions d'accueil au Québec met les étudiants étrangers en colère

La réforme des conditions d'accueil au Québec met les étudiants étrangers en colère
Des étudiants et des travailleurs étrangers du monde entier avaient choisi le Québec car une
procédure accélérée permettait jusqu’à présent de bénéficier d’un meilleur statut que dans le reste du Canada. Sauf que le gouvernement québécois vient de changer les règles. Chaque samedi depuis plus d’un mois, des manifestants se réunissent à Montréal pour dénoncer cette réforme.
« Si en venant au Québec, j’avais su que j’allais passé dix ans avant d’avoir une situation stable, je ne serais pas venu au Québec. » Arrivé au Québec en 2015, Ibrahima Kone a cru la promesse du gouvernement québécois de pouvoir disposer d’un statut de résident permanent peu de temps après avoir fini son doctorat. Sauf que plusieurs réformes récentes ont allongé ce délai.
Le Programme d’expérience québécoise, qui permettait aux étudiants et aux personnes en emploi d’accélérer les démarches administratives, a du plomb dans l’aile, comme l’explique le jeune Ivoirien : « En plein parcours, je suis quasiment à la fin de mon doctorat, et là on me sort ça… Ça chamboule tous mes calculs. Ça va mettre un coup à la réputation du Québec, mais aussi à la recherche. »

Des étudiants qui se sentent trahis
Cela fait pourtant plusieurs années que le Québec déploie ses charmes à l’étranger pour attirer des étudiants et de la main-d’œuvre. Clément Sageste, un acteur et cinéaste français, a repris des études pour bénéficier des avantages du Programme d’expérience québécoise. Ces avantages n’existent plus : « Je me sens un petit peu trahi. On change les règles au milieu du jeu. Là, il n’y a plus de droits acquis avec cette nouvelle réforme, pondue juste là en sortie de pandémie. »

Plusieurs syndicats et les partis d’opposition soutiennent les étudiants et les travailleurs étrangers. Pour l’instant, la nouvelle ministre québécoise de l’Immigration tout juste nommée garde le silence.
Des étudiants et des travailleurs étrangers du monde entier avaient choisi le Québec car une procédure accélérée permettait jusqu’à présent de bénéficier d’un meilleur statut que dans le reste du Canada. Sauf que le gouvernement québécois vient de changer les règles. Chaque samedi depuis plus d’un mois, des manifestants se réunissent à Montréal pour dénoncer cette réforme.
« Si en venant au Québec, j’avais su que j’allais passé dix ans avant d’avoir une situation stable, je ne serais pas venu au Québec. » Arrivé au Québec en 2015, Ibrahima Kone a cru la promesse du gouvernement québécois de pouvoir disposer d’un statut de résident permanent peu de temps après avoir fini son doctorat. Sauf que plusieurs réformes récentes ont allongé ce délai.
Le Programme d’expérience québécoise, qui permettait aux étudiants et aux personnes en emploi d’accélérer les démarches administratives, a du plomb dans l’aile, comme l’explique le jeune Ivoirien : « En plein parcours, je suis quasiment à la fin de mon doctorat, et là on me sort ça… Ça chamboule tous mes calculs. Ça va mettre un coup à la réputation du Québec, mais aussi à la recherche. »
Des étudiants qui se sentent trahis
Cela fait pourtant plusieurs années que le Québec déploie ses charmes à l’étranger pour attirer des étudiants et de la main-d’œuvre. Clément Sageste, un acteur et cinéaste français, a repris des études pour bénéficier des avantages du Programme d’expérience québécoise. Ces avantages n’existent plus : « Je me sens un petit peu trahi. On change les règles au milieu du jeu. Là, il n’y a plus de droits acquis avec cette nouvelle réforme, pondue juste là en sortie de pandémie. »

Plusieurs syndicats et les partis d’opposition soutiennent les étudiants et les travailleurs étrangers. Pour l’instant, la nouvelle ministre québécoise de l’Immigration tout juste nommée garde le silence.
Par RFI