Le test cognitif que Donald Trump se vante d'avoir réussi sert à déceler les signes de démence

Le président veut que Joe Biden prenne le même test
Donald Trump a-t-il raison de mettre en avant son test cognitif ? Le président américain s'est vanté
lors d'une interview avoir réussi un examen, démontrant selon lui qu'il possède des capacités exceptionnelles. Mais depuis que la difficulté du test a été questionné par un journaliste de Fox News, les interrogations sont nombreuses.
«Ce n'est pas le plus difficile des tests. Il y a des images, on vous demande ce que c'est, et c'est un éléphant», a ainsi attaqué Chris Wallace dans une interview face au pensionnaire de la Maison Blanche le 19 juillet. Si ce dernier a répliqué que les dernières questions étaient beaucoup plus ardues, d'autres médias se sont intéressé au dossier. 
Ainsi, le Guardian a regardé en quoi consistait l'examen, et trouvé qu'il s'agissait d'une création du neurologiste Ziad Nasreddine datant de 1996. «Ce test doit aider les médecins à détecter les premiers signes d'Alzheimer», a déclaré le spécialiste dans une interview à MarketWatch. Il est donc normal que celui-ci soit très facile pour les personnes qui n'ont pas de troubles cognitifs. 
Les dernières questions, considérées comme «très difficiles» par Donald Trump, s'attaquent à la mémoire avant tout. Il faut ainsi citer le maximum de mots commençant par la lettre T, ou encore donner la date du jour et le lieu où se trouve la personne testée. Des questions qui ne semblent donc pas si difficiles pour une personne en parfaite santé mentale. 

Si le président des Etats-Unis a autant mis en avant la difficulté de l'examen, c'est qu'il souhaite voir Joe Biden le prendre également. Depuis plusieurs mois, l'ancien homme d'affaires s'appuie sur des absences momentanées et l'âge de son adversaire (77 ans) pour expliquer qu'il n'a pas les capacités pour être élu. Pendant l'interview sur Fox News, il a d'ailleurs demandé que le démocrate fasse le même test que lui. Un défi que n'a pas encore relevé l'ancien vice-président de Barack Obama.
Par CNEWS