Présidentielle américaine de 2020: Les ingérences étrangères dans la campagne inquiètent les démocrates

Le candidat démocrate Joe Biden et l'actuel locataire de la Maison-Blanche Donald Trump. 
Dans un courrier dévoilé lundi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants et trois
de ses confrères ont fait part de leurs craintes au chef de la police fédérale
TRANSPARENCE - Dans un courrier dévoilé lundi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants et trois de ses confrères ont fait part de leurs craintes au chef de la police fédérale
Les doutes sur l’élection présidentielle américaine de 2016 vont-ils réapparaître lors de celle du 3 novembre prochain ? Des responsables démocrates vont tout faire cette fois pour faire éclater le scandale avant le scrutin, si scandale il y a. Le Congrès américain « semble être la cible d’une campagne » de désinformation orchestrée depuis l’étranger, ont ainsi assuré lundi ces responsables très « préoccupés » par ces efforts qui visent selon eux à peser sur le résultat du vote de novembre.

Des « menaces spécifiques, graves » et « persistantes »

La chef des démocrates à la Chambre des représentants Nancy Pelosi et trois de ses confrères ont fait part il y a une semaine de leurs inquiétudes au chef de la police fédérale Christopher Wray, en lui réclamant d’informer les élus du Congrès avant les vacances parlementaires d’août. Dans leur courrier, qu’ils ont décidé de rendre public lundi, ils évoquent des « menaces spécifiques, graves » et « persistantes », mais ne fournissent aucun détail. Une pièce jointe contenant des informations classifiées accompagne leur lettre, mais reste confidentielle.
Les quatre signataires font partie d’un groupe de huit parlementaires ayant les accréditations les plus élevées pour accéder aux informations sensibles. Les quatre républicains membres de ce groupe ne se sont pas associés à leur démarche.
L’ingérence étrangère vise selon ces démocrates « à propager et amplifier des informations inexactes afin d’influencer l’activité du Congrès, le débat public et l’élection présidentielle ». Les quatre parlementaires demandent au chef du FBI de leur transmettre un calendrier, en vue d’un briefing à huis clos de l’ensemble des parlementaires le plus tôt possible. Le FBI a pour sa part confirmé avoir reçu ce courrier, mais n’a pas voulu en dire plus.

Joe Biden passe aux menaces

Accusant le président Donald Trump de ne pas faire suffisamment pour lutter contre ces interférences, son rival démocrate pour la présidentielle Joe Biden a menacé lundi : « J’avertis le Kremlin et les autres gouvernements étrangers (…) Si un gouvernement étranger tente d’interférer dans notre démocratie, je n’hésiterai pas à répondre en tant que président pour imposer des coûts durables et substantiels ».
Les services de renseignement américains accusent tous la Russie de s’être ingérée dans l’élection présidentielle de 2016, notamment à l’aide de pirates informatiques et de campagnes massives sur les réseaux sociaux, pour favoriser la candidature de Donald Trump et gêner sa rivale démocrate Hillary Clinton, ce que Moscou a toujours fermement démenti. Une fois élu, le président républicain a fait l’objet d’une longue enquête sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin, sans qu’aucune preuve ne soit mise au jour.
Par 20 Minutes avec AFP