Bernard Tapie : "Je me sens actuellement beaucoup plus mal"

Bernard Tapie : "Je me sens actuellement beaucoup plus mal"

L'homme d'affaire frappé par un double cancer a fait de nouvelles confidences assez inquiétantes sur son état de santé dans Soir Mag. Il rend toutefois hommage au professeur belge qui s'occupe de lui.

Le chemin vers la guérison est très escarpé, fait de gros cols et de faux plats, pour Bernard Tapie. L'homme d'affaire et ancien patron de l'Olympique de Marseille, qui a parlé ballon rond et PSG la semaine dernière, souffre depuis plusieurs années d'un double cancer de l'estomac et de l’œsophage. Malgré cette maladie très sévère, il fait preuve d'une abnégation remarquable. Son passage sur BFMTV en début d'année avait marqué les esprits. Même affaibli, il conserve sa gouache et sa détermination. Luttant plus que jamais pour sa vie, le fort en gueule a entamé un nouveau traitement qui remplace la chimiothérapie. Cela nécessite des aller-retour fréquents entre la France et la Belgique, car seuls nos voisins ont lancé une expérimentation qui reste à ce jour interdite dans l'hexagone, et ne met plus au cœur du processus la chimiothérapie. "Nanard" s'en épanchait au début du mois d'août, assurant que sans la médecine belge il serait peut-être mort. A l'occasion d'un nouvel entretien, cette fois accordé à nos confrères de Soir Mag, le père de Nathalie, Stéphane, Sophie et Laurent donne de nouveaux détails sur sa santé. "Le traitement a des résultats très significatifs quant à leur efficacité sur la tumeur, mais la difficulté, c'est d'arriver à en supporter les conséquences", avoue-t-il.

"C'est très violent"

Car contrairement aux effets secondaires jusque là subis, comme les diarrhées, les nausées ou des petits ulcères soignables par produits simples, ce sont cette fois le cœur et l'assistance respiratoire qui sont mis à rude épreuve. "Je me sens donc actuellement beaucoup plus mal (...) C'est très violent", confie Bernard Tapie. Et d'ajouter que face à ces lourds désagréments, la question est posée quant à la poursuite de ce traitement inédit ou l'exploitation d'autres solutions. Quoiqu'il en soit, il donne son entière confiance au professeur Eric Van Cutsem, ponte international dans la recherche sur les thérapies ciblées et l'immunothérapie. "C'est un type extraordinaire, vraiment. il est dans l'action humaine, avec beaucoup d'empathie", s'enthousiasme l'ex-dirigeant d'Adidas. Surtout, il apprécie le fait que ce spécialiste ait des méthodes d’auscultations concrètes, n'hésitant pas à "palper, regarder, toucher", ce que bien d'autres médecins avant lui n'auraient pas osé faire.

Une maladie reconnue comme incurable

Concernant son double cancer plus spécifiquement, Bernard Tapie affirme que les "tumeurs sont en régression en volume, mais pas en quantité", signe que l'espoir demeure, bien que la situation reste très compliquée. D'ailleurs, il a dû encaisser une bien terne nouvelle : ce double-cancer est irrémédiable. "Il peut connaître des rémissions partielles, même une rémission totale momentanée, mais il repartira à un moment ou un autre", constate finalement celui qui dit rester "combattif" bien que plongé dans un état semi-végétatif qui mine parfois l'homme d'action qu'il a longtemps été.
Luca ANDREOLLI
Par Télé-loisirs.fr