En faillite, le détesté hôtel Trump de Vancouver ne rouvrira plus ses portes

L’hôtel Trump de Vancouver est fermé début avril en raison de la pandémie de coronavirus. / Crédit : Trump International Hotel & Tow
L’hôtel portant le nom du président américain Donald Trump de la grande ville de l’Ouest canadien
aurait accumulé des dettes de 4,8 millions de dollars.
Pour qui aime les signes, voilà un bien mauvais augure pour Donald Trump, à tout juste deux mois des élections américaines. L’hôtel Trump (photo) de Vancouver fait faillite. Fermé temporairement depuis début avril en raison de la pandémie de coronavirus, l’établissement ne rouvrira pas. Miné par des dettes de 4,8 millions de dollars selon le quotidien de référence The Globe and Mail, le Trump Hotel de la grande ville de l’Ouest canadien était situé dans le quartier des affaires, à quelques centaines de mètres de la splendide baie de Vancouver.

Les clients ne pourront plus profiter du ravissant «Spa Ivanka Trump». Malgré des tarifs compétitifs pour un hôtel de luxe - à partir de 280 dollars la nuit - ce dernier n’a jamais fait recette. C’est même la disparition de l’un des lieux les plus détestés de Vancouver. Le fils du président républicain, Donald Trump Junior, l’avait inauguré en février 2017, hué par des centaines de manifestants hostiles au locataire de la Maison-Blanche. Le maire de la ville à l’époque, Gregor Robertson, avait lui-même refusé d’assister à l’inauguration.

L’écologie au cœur de la ville

L’échec commercial du Trump Hotel n’étonne guère dans une ville où l’écologie est au cœur de la cité et où les idées du président américain sont impopulaires. La Trump Organization ne devrait pas trop faire les frais de cette faillite. Donald Trump ne prête que son nom. L’hôtel est une franchise, propriété de TA Global Berhad, un groupe malais, dont le PDG, Joo Kim Tiah, est le fils d’une des plus riches familles de Malaisie. Si pour les Vancouvérois la fermeture du Trump Hotel est un soulagement, les créanciers, eux, devront se réunir le 16 septembre pour solder leurs comptes.  
Ludovic Hirtzmann