Une nouvelle étude a démontré l’efficacité de l’hydroxychloroquine à diminuer la mortalité chez les patients atteints de Covid-19

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Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, de nombreux scientifiques se sont mobilisés pour trouver un traitement efficace contre la Covid-19. Cette maladie, qui peut prendre la forme d’un simple rhume, peut également mettre en jeu le pronostic vital d’un patient dans certains cas. Sournoise, elle peut passer inaperçue et se propager à une vitesse fulgurante. Le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection à Marseille, n’a cessé de défendre l’usage de l’hydroxychloroquine pour traiter la Covid-19. Selon Rtbf, une nouvelle étude belge a mis en exergue un effet positif de ce traitement sur la mortalité des patients atteints de Covid-19.

Depuis quelques mois, Didier Raoult s’est imposé comme une figure emblématique de cette lutte contre la Covid-19. Fervent défenseur du traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine pour soigner les malades, le virologue marseillais a alimenté les débats lors de cette crise sanitaire. En effet, le protocole de soin vanté par le médecin a divisé la communauté médicale et scientifique qui s’interrogeait face aux risques éventuels du traitement. D’après une étude belge relayée par Rtbf, cette molécule utilisée depuis plusieurs années pour traiter le paludisme pourrait réduire la mortalité chez les malades de Covid-19.

Une étude belge qui remet en question l’usage de l’hydroxychloroquine

Dernièrement, une nouvelle étude a permis de démontrer l’efficacité de l’hydroxychloroquine à réduire la mortalité due à l’infection virale au coronavirus. Il s’agit d’une expérience scientifique menée en Belgique, sur un corpus de 8075 patients hospitalisés avant le 1er mai. Les auteurs de l’étude indiquent que parmi les malades, 4542 ont été traités avec de faibles doses d’hydroxychloroquine pendant 5 jours et 3533 ont été exempts de ce protocole de soin.
Les résultats de l’étude montrent que le taux de mortalité du premier groupe qui a reçu de l’hydroxychloroquine était de 17,7%. Pour ce qui est du deuxième groupe, ce taux grimpait à 27,7%. Selon les chercheurs, ces résultats restent valables à la fois chez les patients diagnostiqués de façon précoce et chez ceux qui ont été diagnostiqués quelques jours après l’apparition de leurs symptômes.

Les limites de cette étude

Cette étude n’est pas la première qui révèle que l’hydroxychloroquine augmente les chances de survie. Néanmoins, elle présente plusieurs limites à prendre en considération. Tout d’abord, il s’agit d’une étude observationnelle qui se base sur les résultats de données collectées à l’aide de formulaires de rapport. De plus, les doses exactes d’hydroxychloroquine administrées aux patients n’ont pas fait l’objet d’une vérification systématique au préalable.
Néanmoins, des enquêtes qualitatives ont montré qu’il s’agissait de faibles doses. De plus, les contre-indications d’usage de cet antipaludéen ont été respectées pour éviter d’administrer le médicament à des patients fragilisés par des maladies chroniques. Toutefois, plus de recherches scientifiques restent nécessaires pour s’assurer des effets de cette molécule sur des patients atteints de Covid-19.

L’hydroxychloroquine associée à des risques pour la santé

Depuis le début de l’épidémie, plusieurs médecins en France réclament que le protocole de soins préconisé par le professeur Raoult soit utilisée pour soigner la Covid-19. La chloroquine et l’hydroxychloroquine sont des antipaludéens de synthèse commercialisés sous les noms respectifs de Nivaquine et de Plaquenil. Ces médicaments sont couramment utilisés pour traiter le lupus systémique ou encore la polyarthrite rhumatoïde. Le débat autour de cette molécule fait toujours rage parmi les professionnels de la santé alors que de nombreux pays maintiennent ce traitement pour soigner les malades de Covid-19.
Toutefois, il semblerait que certains risques soient associés à cette molécule. Comme le mentionne Le Parisien, l’Agence du médicament (ANSM) a signalé de nombreux effets indésirables corrélés à l’usage de ce traitement. Tout d’abord, l’administration d’hydroxychloroquine à fortes doses peut entraîner des troubles neuropsychiatriques telles que la psychose, les insomnies ou encore la dépression.
Certains signalements de suicide ou de tentatives de suicide associés à l’usage de la chloroquine et de son dérivé ont également été répertoriés. En sus, l’ANSM a mis l’accent sur les effets sur le coeur liés à cette molécule. En effet, cet antipaludéen peut engendrer des arythmies cardiaques qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital d’un patient.