Coronavirus : les essais du vaccin d'Oxford stoppés en raison d'une «maladie potentiellement inexpliquée»

L'un des projets occidentaux de vaccins contre le coronavirus parmi les plus avancés a dû être stoppé,
dans la nuit de mardi à mercredi. Développée par l'université d'Oxford et le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, cette formule a cessé d'être administrée pour faire la lumière sur l'apparition d'une maladie «potentiellement inexpliquée» chez l'un des volontaires.
Aucun détail n'a été communiqué concernant l'état du participant mais le site spécialisé Statnews indique que l'interruption des essais a été décidée à la suite «d'une suspicion d'un effet indésirable grave chez un participant au Royaume-Uni». Un comité indépendant a été désigné pour évaluer l'incident et les vaccinations ont été stoppées jusqu'à nouvel ordre.
Selon David Lo, professeur à l'Université de California Riverside, il n'est pas rare que les procédures soient suspendues «temporairement, lorsqu'un effet indésirable se manifeste chez un patient». Cela permet d'informer l'ensemble des sites où la formule est testée, ici aux Etats-Unis, au Brésil et en Afrique du sud, en plus de la Grande Bretagne.

Dans le cas de ce potentiel vaccin contre le coronavirus, «d'autres effets indésirables» ont déjà été signalés, parmis lesquels de la fièvre et des douleurs, ajoute David Lo. Cette fois-ci, il pourrait donc s'agir de «quelque chose de plus grave».
Jusqu'à présent, AstraZeneca espérait pouvoir présenter ses résultats au plus tard début 2021. Avec cette pause, le projet est inévitablement retardé, ce alors que le groupe anglo-suédois a déjà pré-vendu des centaines de millions de doses, un peu partout dans le monde.

Dans un communiqué, la société a indiqué qu'elle faisait son possible pour minimiser l'impact de cet arrêt soudain sur le calendrier de l'essai. Elle souligne qu'il pourrait s'agir d'une simple coïncidence : dans des études d'une telle envergure, rassemblant des milliers de personnes, des maladies de toutes sortes peuvent survenir.
Par CNEWS avec AFP