Covid-19 : délai, fonctionnement... Le mode d’emploi des tests rapides

Ces nouveaux tests devraient être mis en place dans la région Île-de-France à partir de ce mercredi 9 septembre.

Devant les portes des laboratoires, c’est l’affluence. Partout en France, les habitants se ruent pour réaliser des tests de dépistage de la Covid-19. Dans certains laboratoires de la région parisienne, il faut prendre son mal en patience car l’attente est de plusieurs heures. Le gouvernement a peut-être trouvé une solution pour réduire les délais. Ce mardi 8 septembre, au micro de France Inter, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que de nouveaux tests seraient bientôt déployés. “Cette semaine en Île-de-France, nous devrions commencer à déployer des tests antigéniques qui sont des tests rapides”.
Comment ça fonctionne ? À l’image des tests PCR actuellement réalisés, ces nouveaux tests rapides antigéniques sont réalisés via un prélèvement dans le nez effectué avec un écouvillon. Ces nouveaux tests sont mis en place dès mercredi 9 septembre par l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris). Le prélèvement est ensuite mélangé à un réactif. Comme le rappelle Le Parisien, ce test rapide présente un inconvénient car une personne peu infectée peut apparaître négative alors qu’un test PCR aurait détecté la charge virale.
Quel délai pour obtenir le résultat ? Le ministre de la Santé assure qu’il suffira d’une vingtaine de minutes maximum pour obtenir les résultats. Ce nouveau dispositif permet de repérer rapidement les protéines du virus contenues dans le nez des potentiels malades.
À quoi ça sert ? Des résultats rapides peuvent être une solution efficace pour trier les patients à l’arrivée à l’hôpital ou lors de l’arrivée à l’aéroport. Dans les prochains jours, le ministre de la Santé devrait également recevoir les résultats des expérimentations menées afin de déterminer l’efficacité des traitements salivaires. “Dans les tout prochains jours, je devrais avoir des éléments qui permettront de répondre déjà par oui ou non à la question de la fiabilité de ces tests”, a déclaré Olivier Véran. Grâce au résultat rapide, l’isolement de la personne contaminée peut rapidement être mis en place.
À qui s’adressent ces tests ? Au micro de France Inter, le ministre de la Santé a rappelé la nécessité de prioriser certains patients par rapport à d’autres : “J'ai demandé à ce qu'il y ait une priorisation. Une personne qui est symptomatique, qui est cas contact doit être testée dans l'urgence. C'est inconcevable qu'il en soit autrement. Il est hors de question qu'elle se fasse refouler d'un labo parce qu'il n'y a pas de place. Là-dessus, nous allons encore travailler”.