Selon Microsoft, des hackers russes, chinois et iraniens menacent l'élection présidentielle américaine

Opposés dans la course à la présidentielle américaine, Joe Biden et Donald Trump pourraient bien
avoir trouvé leurs ennemis communs. Selon Microsoft, des hackers russes, chinois et iraniens cherchent à destabiliser leurs campagnes et le scrutin à venir en organisant des attaques contre les deux camps.
«Ces dernières semaines, Microsoft a détecté des cyberattaques ciblant des personnes et des organisations impliquées dans la prochaine élection présidentielle, y compris des attaques infructueuses contre des personnes associées à la fois aux campagnes Trump et Biden», écrit Tom Burt, vice-président à la sécurité et la confiance client chez Microsoft.
Dans un article publié sur le site de l'entreprise américaine, il explique que trois équipes de hackers ont été identifiés. D'abord le groupe russe Strontium, également connu sous le nom de Fancy Bear, ayant été identifié «comme la principale organisation responsable des attaques contre la campagne présidentielle démocrate en 2016».
Tom Burt affirme que ses membres, opérant depuis la Russie, ont cette fois-ci attaqué «plus de 200 organisations» telles que des groupes de défense ou de campagne, des partis ou des conseillers politiques. Leur objectif serait de «collecter les identifiants de connexion des personnes ciblées ou de compromettre leurs comptes, probablement pour aider à la collecte de renseignements ou aux opérations de perturbation».
Du côté de la Chine, les pirates informatiques du collectif Zirconium sont également mis en cause dans «des milliers d'attaques [...] entre mars 2020 et septembre 2020». Ils auraient visé «des personnalités de haut niveau associées à l'élection» et notamment des membres de l'équipe de Joe Biden, mais aussi «d'éminents dirigeants de la communauté des affaires internationales». Enfin, les Iraniens du groupe Phosphorus auraient, de leur côté, ciblé «les comptes personnels» de personnes proches de la campagne de Donald Trump.

Pour Tom Burt, il est important de divulguer ce genre d'attaques afin que «le monde connaisse les menaces qui pèsent sur les processus démocratiques» et que les personnes concernées prennent les mesures adéquates pour s'en prémunir. Il encourage le Congrès à mettre en place un financement fédéral plus conséquent, destiné à protéger les infrastructures électorales.
Selon les informations de la BBC, la Russie et la Chine ont nié les faits qui leurs sont reprochés. Le porte parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, assure que le Kremlin n'a jamais tenté de s'ingérer dnas les élections d'autres pays, tandis que celui du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, estime que Microsoft porte ses accusations «à partir de rien».
Par CNEWS