Tout savoir sur Maria Kolesnikova, l'opposante biélorusse arrêtée

La Biélorusse de 38 ans a été arrêtée
Sa disparition inquiète. Maria Kolsnikova, figure de l'opposition biélorusse à Alexandre
Loukachenko, a été arrêtée à la frontière avec l'Ukraine, selon les autorités. Ce, alors que ses partisans dénonçaient un enlèvement dans les rues de Minsk, en marge des manifestations contre le président.

Impliquée dans l'opposition 

Son parcours ne la destinait pas nécessairement à devenir une leader pour la démocratie. Maria Kolsnikova a en effet étudié la musique et en particulier la flûte pendant plusieurs années, et travaillait dans le domaine des arts. C'est d'ailleurs parce qu'elle cherchait à financer des programmes culturels qu'elle a rencontré Viktor Babaryko en 2017. Ce dernier, un banquier important, est devenu candidat pour la présidentielle biélorusse en 2019. Alors qu'ils étaient devenus proches, Maria Kolsnikova a rejoint sa campagne. 
Le tout aurait pu s'arrêter rapidement. En effet, Viktor Babaryko est aujourd'hui en prison, accusé de malversations financières. Mais lorsque ceci s'est produit, la Biélorusse de 38 ans a continué le combat, sur le devant de la scène cette fois-ci. 

Une figure féministe de poids 

Mais après l'arrestation de son mentor, Maria Kolsnikova est entrée dans l'arène politique, formant ainsi un trio féminin avec Veronika Tsepkalo et Svetlana Tikhanovskaïa. La première est la femme de Valery Tsepkalo, candidat disqualifié à la présidentielle, contraint de rejoindre Moscou avant le scrutin. La deuxième est l'épouse d'un blogeur candidat à l'élection, qui a été emprisonné à quelques mois de la présidentielle. Elle était la candidate officielle de l'opposition à Alexandre Loukachenko. Selon les manifestants, elle a d'ailleurs remporté l'élection du 9 août dernier. 

Présente malgré les menaces

Seulement, peu après l'annonce des résultats, les deux femmes qui accompagnaient Maria Kolsnikova dans ce trio politique ont été contraintes de se mettre de côté. Svetlana Tikhanovskaïa est exilée en Lituanie quand Veronika Tsepkalo a rejoint sa famille en Russie. Jusqu'à sa disparition, elle était donc la dernière à être active sur le terrain. Une perspective qui ne l'inquiètait pas outre mesure. Après l'arrestation de Victor Babaryko, elle déclarait notamment : «c’était le plan prévu très tôt, je devais prendre sa place. Nous avons créé une structure horizontale, qui devait nous permettre d’être flexible et de nous adapter aux événements.» Il est donc très probable que les opposants s'étaient préparés pour rester organiser en cas d'arrestation. 
Par CNEWS