Un "manquement à son devoir" : le prince Philip serait indigné par le départ du prince Harry

Le prince Philip peinerait à comprendre l'attitude et les choix de son petit-fils, le prince Harry, depuis le "Megxit". (Londres, le 31 octobre 2015.)
L’époux de la reine Elizabeth II aurait du mal à accepter le «Megxit», relate l'auteure Ingrid Seward
dans la biographie Prince Philip Revealed, à paraître le 20 octobre aux États-Unis.
Après avoir annoncé qu'il se retirait de la vie publique, en mai 2017, le prince Philip espérait probablement couler des jours heureux. C'était sans compter sur l'annonce du "Megxit", en janvier, suivi du déménagement du prince Harry et de Meghan Markle aux États-Unis. L'époux de la reine Elizabeth II ne sort que très rarement du silence mais, en coulisses, il rongerait son frein. Dans sa biographie Prince Philip Revealed: A Man of His Century (traduisez : Révélations sur le prince Philip, un homme de son siècle), à paraître le 20 octobre aux États-Unis, aux éditions Atria Books, Ingrid Seward - auteure britannique de nombreux ouvrages sur la famille royale - relate l'indignation qu'aurait suscitée le départ de son petit-fils chez le nonagénaire.

"Pour lui, Harry a abandonné son pays"

"Il a eu beaucoup de mal à comprendre, par exemple, ce qu'il perçoit comme un manquement de Harry à son devoir, explique ainsi Ingrid Seward dans un article qu'elle a écrit pour le Daily Mail, le samedi 5 septembre. Pour lui, Harry a abandonné son pays natal et tout ce qui lui était cher au profit d'une vie de célébrité autocentrée en Amérique du Nord." Le duc de 99 ans aurait eu, selon elle, "des difficultés à comprendre ce qui rendait la vie de son petit-fils si insupportable".
"Du point de vue de Philip, Harry et Meghan avaient tout pour eux ; une belle maison, un fils en bonne santé et l'opportunité unique d'avoir un impact planétaire grâce à leurs œuvres de charité", a-t-elle ajouté. Avant de poursuivre : "Pour un homme dont l'existence a été entièrement consacrée à faire ce qu'il fallait, il apparaissait que son petit-fils avait renoncé à ses responsabilités pour sauver son mariage avec une divorcée américaine, et ce, de la même manière qu'Edward VIII avait renoncé à sa couronne pour épouser Wallis Simpson en 1937".

Andrew, "symbole de ridicule"

Le prince Philip serait, par ailleurs, très déçu par un autre membre de la famille, révèle Ingrid Seward dans son article. Pris dans la tourmente de l'affaire Epstein, le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth II, serait selon lui devenu "un symbole mondial de ridicule", en raison de son implication présumée dans l'affaire Jeffrey Epstein. Le duc d'York est en effet accusé d'avoir agressé sexuellement des mineures que lui aurait présentées le milliardaire au début des années 2000.
"Pour Philip et la reine, le manque de jugement de leur fils était une tragédie, poursuit Ingrid Seward. Non seulement il avait sali la réputation de la monarchie, mais il était impliqué dans quelque chose d'extrêmement déplaisant et de beaucoup plus grave." Rien d'étonnant, donc, à ce que les princes Andrew et Philip, qui s'étaient recroisés au mariage de la princesse Beatrice le 17 juillet, n'aient pas posé ensemble sur les photos de la cérémonie. Le duc d'York ne figurait, par ailleurs, sur aucun des clichés officiels de l'événement. Gageons que l'époux de la reine d'Angleterre espère, de son côté, aborder plus sereinement son 100e anniversaire, le 10 juin prochain.