Donald Trump prend Emmanuel Macron pour un Premier ministre

 Muskegon (Michigan, Etats-Unis), samedi. Le président américain, Donald Trump, arrive à un meeting de campagne. 
Emmanuel Macron n'est plus le président français d'après Donald Trump. Le président américain a en
effet qualifié son homologue français de Premier ministre lors d'un discours prononcé samedi dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle outre-atlantique, le 3 novembre.

Lors d'un meeting dans l'Etat du Michigan, il a fait l'erreur en parlant des réalisations de son mandat. Après avoir évoqué l'ancien accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique, renégocié depuis par ses soins, Donald Trump a ensuite donné son avis sur l'accord pour le climat de Paris de 2015, dont les Etats-Unis se sont retirés après son élection en 2016.

« J'aime beaucoup le Premier ministre Macron »

« Vous savez ce que j'ai également arrêté? L'accord sur l'environnement de Paris. J'aime beaucoup le Premier ministre Macron mais je lui ai demandé comment l'accord avançait, ils n'y arrivent pas vraiment », a déclaré le candidat républicain, qui se moque régulièrement des gaffes supposées de son rival démocrate, Joe Biden.

« Je vous ai fait économiser des billions de dollars (NDLR : des milliers de milliards). Personne d'autre ne l'aurait fait. J'ai dit que c'était un désastre, ils voulaient grosso modo prendre notre richesse », a-t-il ajouté.

Donald Trump et Emmanuel Macron ont noué une relation proche peu après l 'élection du chef de l'Etat français en 2017 avant que les rapports entre les deux hommes ne se détériorent sensiblement.

 

Paris, le 13 juillet 2017. Les couples Macron et Trump dînent à la tour Eiffel. AFP/Saul Loeb  

© Fournis par Le Parisien Paris, le 13 juillet 2017. Les couples Macron et Trump dînent à la tour Eiffel. AFP/Saul Loeb

Donald Trump enchaîne actuellement les meetings dans plusieurs Etats clés afin de tenter de combler son retard dans les sondages sur Joe Biden, à moins de trois semaines des élections. Samedi, il l'a qualifié de « criminel » et a assuré que le parti démocrate est anti-Américains.

Par Le Parisien avec AFP