La CEDEAO annonce la levée des sanctions imposées contre le Mali

 La CEDEAO annonce la levée des sanctions imposées contre le Mali 
Les sanctions imposées contre le Mali depuis la chute de l’ex-président
IBK ont été levées le lundi 5 octobre par la CEDEAO. L’institution a pris acte des avancées notables vers la normalisation constitutionnelle.

La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la levée des sanctions imposées contre le Mali depuis la mutinerie ayant entraîné la chute de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) le 18 août 2020.

Dans une déclaration en date du 5 octobre et signée du président en exercice de l’institution, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, les chefs d’Etat et de gouvernement prenant acte des « avancées notables vers la normalisation constitutionnelle et pour soutenir ce processus », décident de la levée des sanctions sur le Mali. « Ils appellent tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir le Mali ».

Les dirigeants de la CEDEAO ont par ailleurs demandé aux nouvelles autorités du pays de mettre en œuvre rapidement les autres décisions du Sommet d’Accra du 15 septembre 2020, « en particulier la libération des officiels civils et militaires arrêtés depuis le 18 août 2020 et la dissolution du CNSP ».

La levée des sanctions de la CEDEAO intervient suite à la constitution lundi du gouvernement de transition au Mali par le président, Bah N’Daw, et le Premier ministre, Moctar Ouane. Mais également après la modification de la charte de la transition qui clarifie les fonctions du vice-président, Assimi Goïta, tout en prenant en compte les recommandations des chefs d’Etat et de gouvernement.

En réaction à la prise de pouvoir par les militaires au Mali, la CEDEAO avait suspendu le pays de tous ses organes de décision « avec effet immédiat, conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ».

L’Organisation avait par ailleurs décidé de « la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières » entre ses autres Etats membres et le Mali.

Borgia Kobri

Par agence Ecofin