Malgré ses avancées majeures dans la découverte d'un vaccin contre la Covid-19, le laboratoire Moderna assure qu'il ne sera pas disponible avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre prochain, comme souhaité par Donald Trump. Au cours d'une conférence de presse organisée par le Financial Times, mercredi 30 septembre, le directeur général du laboratoire américain, Stéphane Bancel a affirmé que le vaccin ne devrait pas être commercialisé avant le printemps prochain, le temps de finir toutes les phases de test et d'obtenir les autorisations nécessaires.

Les résultats de la troisième phase des essais, dans laquelle le candidat vaccin vient d'entrer, ne devraient être connus que le 25 novembre prochain, au plus tôt, a avancé Stéphane Bancel. Impossible donc de tenir les délais espérés par le président américain. Comme le rappelle Boursier.com, les États-Unis ont commandé à Moderna 100 millions de doses du futur vaccin.

Les premiers résultats sont très encourageants. Le laboratoire américain a indiqué que dans leur essai de phase 1 de leur candidat vaccin contre la Covid-19, ce dernier permettait chez les personnes plus âgées la production du même niveau d’anticorps neutralisant que celui observé chez les jeunes adultes. Le vaccin aurait également été bien toléré par les patients, a précisé le groupe.

Tout comme Moderna, les laboratoires Pfizer et Johnson & Johnson ont entamé la phase 3 des essais cliniques aux États-Unis. Comme l'explique Boursier.com, au cours de cette phase de test, les volontaires reçoivent ou le vaccin expérimental ou un placebo afin de vérifier son efficacité. Les essais du candidat vaccin d'AstraZeneca/Oxford ont quant à eux été temporairement suspendus début septembre après l’apparition d’une maladie potentiellement inexpliquée chez un patient. Une semaine plus tard, la phase 3 reprenait.
Par capital