Les Etats-Unis se joignent à l'Arabie saoudite et à l'Uganda pour remettre en cause le droit à l'avortement

  
Le gouvernement Trump a signé ce jeudi une déclaration affirmant que les femmes n'avaient aucun droit intrinsèque à l'avortement. Trente-deux autres pays, dont beaucoup sont réputés pour leur retard en matière de droit des femmes, ont également signé ce document.

La Déclaration du Consensus de Genève a été signée ce jeudi 22 octobre à Washington D.C., lors d'une conférence virtuelle. Il s'agit d'une initiative menée par Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat américain, dans l'objectif de protéger la santé et les «droits inaliénables» des femmes.

«L'avortement ne doit en aucun cas être considéré comme une méthode de planning familial», peut-on lire dans la Déclaration. «Il n'existe aucun droit international à l'avortement, comme il n'existe aucune obligation pour les Etats de la faciliter ou de le financer». 

33 signataires

Outre les Etats-Unis, quatre pays (le Brésil, l'Egypte, l'Indonésie et l'Ouganda) ont parrainé cette Déclaration. En tout, elle a été signée par trente-trois pays, dont le Pakistan, le Soudan du Sud, l'Iraq, la République démocratique du Congo et le Soudan, qui figurent dans la liste des dix pays où les femmes sont les moins bien traitées. Plusieurs autres - l'Arabie saoudite, la Libye, le Bahreïn et les Emirats arabes unis - sont considérés comme des régimes autoritaires par un classement de l'hebdomadaire britannique The Economist datant de 2019. 

La Déclaration du Consensus de Genève n'a pas de valeur juridique et ne modifiera pas les lois existantes dans les pays signataires. «Cela nuira sans aucun doute aux personnes LGBTQ et renversera le consensus mondial établi sur la nécessité de protéger la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité» a toutefois regretté David Stacy, directeur des affaires gouvernementales du groupe de défense Human Rights Campaign, interrogé par le Washington Post.

Par CNEWS