Les petits pénis sont-ils meilleurs ?

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De nos jours, l’idée selon laquelle la taille du pénis d’un homme influence ses performances sexuelles

est ancré dans l’esprit de certains. Cette croyance a été alimentée par l’industrie pornographique qui diffuse des images d’hommes aux mensurations irréalistes. Figure emblématique de cette industrie, le célèbre acteur Rocco Siffredi épate grâce à son membre qui avoisine les 22 centimètres. L’italien nourrit également les complexes de certains, qui n’ont pas eu le chance de disposer d’un phallus aussi imposant. Et si cette pensée collective émanait tout simplement d’un mythe ? Comme le révèle Vice, la taille du sexe idéal a évolué au fil des générations…

Dès l’adolescence, les garçons ont tendance à se comparer les uns aux autres et à développer certains complexes. Souvent, le critère prédominant concernant leur sexe est celui de la taille. Ains, ceux qui ont un pénis jugé « petit » peuvent en avoir honte et se sentir frustré. Pourtant, les croyances ont traversé l’histoire et n’ont cessé de changé à travers le temps.

Quand les pénis volumineux étaient considérés comme « grotesques »

Pour les Grecs de l’Antiquité, les pénis de taille moyenne étaient considérés comme beaux, explique John Clarke, ancien érudit en art érotique. En effet, « un être humain avec de très gros organes génitaux, en particulier des organes génitaux masculins, est considéré comme grotesque, risible », indique-t-il. Il y a huit siècle de cela, les petits pénis étaient valorisés de tous.

Clarke explique que cette préférence a duré pendant un certain temps, avant que les diktats sociaux ne changent. Selon l’historienne Ellen Oredsson, les Grecs appréciaient ces représentations péniennes parce qu’elles semblaient plus proportionnées et plus esthétiques. Leurs « idéaux artistiques étaient une question d’équilibre, rien ne doit être trop gros ou disproportionné », a-t-elle expliqué.

Parmi les nombreuses hypothèses autour des préférences des Grecs pour les pénis de taille inférieure, la plus partagée est celle qui met en avant une représentation valorisante de cet organe. De nombreux historiens rapportent qu’un petit pénis symbolise la modestie, la rationalité et la maîtrise de soi. À contrario, un grand pénis est un signe de lubricité et de manque de retenue.

Pendant le Moyen-Âge, certains artistes ont illustré des organes génitaux masculins volumineux pour représenter le mal ou l’hérésie. Ce penchant pour les pénis de taille inférieure aurait duré pendant plusieurs milliers d’années, avant de s’estomper. Mais en réalité, il n’existe pas de taille idéale mais des diktats sociaux qui influencent nos propres pensées.

Briser les mythes pour s’épanouir sexuellement

Le mythe selon lequel un grand calibre pouvait influencer les performances sexuelles s’est fortement répandu ces dernières années en raison de l’industrie pornographique. Pourtant, au sein d’un couple, la taille du pénis reste un facteur insignifiant qui n’est pas absolument pas corrélé au plaisir ressenti durant un rapport sexuel. Selon Sandra Saint-Aimé, sexologue-clinicienne, la taille moyenne d’un pénis en érection est de 14,5 centimètres en longueur pour une circonférence moyenne comprise entre 12 à 13 centimètres. Toutefois, cette estimation reste « purement indicative » et ne constitue pas une norme inébranlable. En réalité, peu importe la taille du pénis d’un homme, ce dernier peut s’épanouir sexuellement et procurer un plaisir illimité à sa partenaire.

Pour ce faire, il lui suffit de désamorcer ses complexes et de s’abandonner aux joies de la chair. « La taille n’a pas d’influence directe sur le plaisir sexuel de l’homme, mais plus sur les mécanismes conscients et inconscients qui permettent à l’homme de se donner le droit de ressentir du plaisir avec son sexe », rappelle la spécialiste. En sus, elle explique que les zones érogènes d’une femme se trouvent à quelques centimètres à l’entrée du vagin. Dans ce sens, un homme peut emmener sa conjointe au septième ciel, à condition d’y mettre du sien et ce,  peu importe la taille de son membre.

Par santeplusmag.com