L’Ethiopie envisage de lancer dix nouveaux satellites dans l’espace d’ici 2035

  
L’Ethiopie a de grandes ambitions dans le domaine spatial. Le pays veut lancer 10 nouveaux
satellites d’ici 2035 et se doter d’une usine d'assemblage et de fabrication de satellites. Ces investissements visent à transformer le pays en carrefour de l’industrie spatiale.

D’ici 2030, le gouvernement éthiopien envisage de lancer sept nouveaux satellites dans l’espace. Ce chiffre passera à dix d’ici 2035. C’est Solomon Belay (photo), le directeur général de l'Institut éthiopien des sciences et technologies spatiales (ESSTI), qui l’a annoncé dans une interview accordée au journal The EastAfrican. Il a indiqué que parmi ces équipements spatiaux figure un satellite télécoms.

Les nouveaux satellites annoncés par l’ESSTI viendront répondre à la forte demande en données satellites exprimée dans le pays. « Au cours des six derniers mois, nous avons fourni de vraies images satellites à un certain nombre de secteurs, entre autres au secteur agricole, aux universités et aux centres de recherche. Nous échangeons également nos données satellitaires avec de nombreux autres pays, notamment en Asie », a déclaré Solomon Belay.

Pour ce qui est du 2e satellite que le pays veut lancer dans l’espace cette année, le DG de l’ESSTI a déclaré que cela interviendra plutôt au cours du mois de décembre. L’opération était initialement prévue pour octobre. Le DG a précisé que « la mission principale du deuxième satellite est la prévision des inondations et des catastrophes », ajoutant que « l'agriculture et l'environnement sont également ses missions secondaires ».

L'Ethiopie prévoit également de créer, sur son sol, une usine d'assemblage et de fabrication de satellites qui desservira également la région d’Afrique de l’Est. « Une fois le centre d'assemblage et de fabrication de satellites terminé, les pays d'Afrique de l'Est n'auront plus à envoyer leurs satellites au Japon, en Chine ou en Europe. Ils pourront venir en Ethiopie. Cela ouvrirait davantage la voie à la collaboration et à l'intégration régionales ».
Par Agence Ecofin