Melania Trump passe à l'offensive contre son ex-collaboratrice

  
D'ordinaire discrète, Melania Trump a publié un texte dans lequel elle critique vivement Stephanie
Winston Wolkoff, son ancienne amie et collaboratrice, qui a écrit un livre explosif sur leur relation.

La colère d'une First Lady. D'ordinaire discrète, Melania Trump monte au créneau contre son ancienne collaboratrice Stephanie Winston Wolkoff, auteure d'un livre explosif sur leur amitié et comment leur relation s'est étiolée à la Maison-Blanche. Sans une fois mentionner le nom de son ex-collaboratrice, l'épouse du président américain l'a critiquée dans un texte publié sur le site de la Maison-Blanche -pour la deuxième fois en une semaine, après avoir livré son expérience du Covid-19 : «Une personne qui dit m'avoir "faite" alors qu'elle me connaissait à peine, quelqu'un qui s'est accrochée à moi quand mon mari a remporté la Présidence. C'est une femme qui a secrètement enregistré nos appels téléphoniques, en diffusant une partie hors de contexte, puis a écrit un livre de purs ragots pour essayer de déformer mon image», a-t-elle écrit, dénonçant l'écriture de «mémoires» (en utilisant elle-même les guillemets) «sans réfléchir à son propre comportement malhonnête afin d'essayer d'exister».

«Ce genre de personne ne se soucie que de son programme personnel, pas d'aider les autres», poursuit Melania Trump. Elle regrette que les révélations de son ancienne proche ont été davantage relayées que l'actualité de son programme Be Best : «Des informations qui pourraient être utiles aux enfants sont perdues dans le bruit fait par des adultes égoïstes». «Faire avancer son programme personnel en diffamant mon cabinet et les efforts de mon équipe, cela ne fait que retirer à notre travail pour aider les enfants», a-t-elle martelé.

Une plainte du ministère de la Justice

Ce texte n'est pas la première réaction de Melania Trump à propos de l'auteure de «Melania and me» : le ministère de la Justice a porté plainte contre Stephanie Winston Wolkoff, assurant qu'elle avait enfreint un accord de confidentialité signé. Elle a dénoncé «un abus flagrant du gouvernement pour poursuivre les intérêts et buts personnels» du couple présidentiel, assurant n'avoir qu'«exercer [sa] liberté d'expression».

Au début du mois, Stephanie Winston Wolkoff avait dévoilé, à l'antenne de CNN, l'extrait d'un appel téléphonique entre les deux femmes. Ne se sachant pas enregistrée, Melania Trump s'y plaignait de la couverture médiatique envers elle : alors que la séparation de familles à la frontière avec le Mexique était au coeur de l'actualité, elle déplorait que les médias l'interrogent sur ce sujet hautement polémique. «Ils disent que je suis complice. Que je suis pareille que lui, que je le soutiens. Je ne parle pas assez, je ne fais pas assez... Alors que je me casse le cul pour les trucs de Noël, qui se fout des trucs de Noël et des décorations? Mais je dois le faire, n'est-ce pas? [...] Et après je le fais, je dis que je travaille pour Noël, que je prépare le Noël et ils disent : "Et à propos des enfants séparés?" Foutez-moi la paix, putain. Que disaient-ils quand Obama le faisait? Je ne peux pas y aller, j'ai essayé de réunir le gamin avec sa mère. Je n'ai pas pu... Il faut passer par le processus et par la loi.» «Ils ne vont pas couvrir l'histoire. Nous en parlons. Mais ils ne relaient pas. C'est à ne pas y croire. Ils ne vont pas couvrir l'histoire car ils sont contre nous car ce sont des médias progressistes», poursuivait-elle, faisant écho aux propos de son mari sur les «médias fake news» qui seraient ligués contre lui.

Par Paris Match