CAF: COMMENT AHMAD AHMAD A VOULU PLACER SAMUEL ETO'O COMME SON SUCCESSEUR À LA PRÉSIDENCE

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C’était donc un secret de polichinelle pour Ahmad Ahmad. Le désormais ex-président de la

Confédération africaine de football (CAF) savait que ses heures étaient comptées à la tête de l’instance faîtière du football africain. Conscient de ce fait établi par la plus haute organisation de football au monde, il a tenté pendant plusieurs mois, de déjouer les plans du patron de la FIFA, Giovanni Infantino qui tentait de lui trouver un successeur.
Selon Jeune Afrique, Ahmad Ahmad avait été informé dès le mois d’octobre du fait que le rapport interne de la FIFA ne lui était pas favorable. Il a alors su qu’il ne pourrait pas prétendre à sa réélection, en mars 2021, d’autant que Gianni Infantino lui cherchait déjà un successeur. Les deux hommes sont en délicatesse depuis l’arrestation d’Ahmad Ahmad en juin 2019, lors d’un congrès de la FIFA organisé en marge de la Coupe du monde féminine.

C’est d’abord la sénégalaise Fatma Samoura, cadre de la FIFA, qui a été proposée par Infantino en août 2019 au Caire afin de faire avancer la procédure de restructuration de la CAF. Mais le mandat de cette dernière a été abrégé au bout de six mois, en raison de la dégradation des relations entre Infantino et Ahmad.

Samoura, qui manquait de soutien dans le monde du football, n’aurait de toute façon pas obtenu celui du président sénégalais Macky Sall, qui appuie son compatriote Augustin Senghor. Infantino a alors jeté son dévolu sur le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, qui est immédiatement entré en campagne, poursuit le magazine panafricain.

En coulisses, Ahmad Ahmad a donc activé ses réseaux pour protéger ses arrières, voire tenter de sauver sa tête. Il en avait les moyens, quarante fédérations nationales africaines lui ayant renouvelé en septembre 2020 leur soutien en vue de sa réélection.

Mais, sachant que la Commission d’éthique indépendante de la FIFA tenait une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, il a préféré proposer à l’ancienne star du football Samuel Eto’o, qui est également son conseiller spécial, de se porter candidat à sa succession.

Pas avec la bénédiction de Paul Biya
Pour donner du sens à sa manœuvre, le malgache a invoqué « l’urgence » de soustraire la CAF de l’emprise tutélaire, voire « néocolonialiste », de la FIFA. Même s’il ne s’estimait pas prêt à relever le défi, l’ex-capitaine des Lions Indomptables en a quand même informé le président camerounais, Paul Biya. Ce dernier lui a opposé une fin de non-recevoir.

Le Cameroun, qui avait déjà mal vécu l’inélégante fin de règne d’Issa Hayatou, n’a sans doute pas souhaité se retrouver de nouveau au centre d’une controverse continentale. Qui plus est au moment où Yaoundé souhaite se concentrer sur l’organisation, en janvier prochain, du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) et sur celle d’une CAN reportée pour cause de retards dans la livraison des chantiers d’infrastructures, conclue Jeune Afrique.

Source : ActuCameroun