Coronavirus : un premier cas détecté chez un animal sauvage

 
Déjà très éprouvées par la pandémie, les autorités sanitaires américaines sont à nouveau mises en alerte

après avoir détecté un premier cas de contamination au coronavirus chez un animal sauvage.

L'espèce concernée est un vison sauvage. Sa contamination au SARS-CoV-2 a été établie dans l’État de l’Utah, a indiqué lundi 14 décembre le service d'inspection sanitaire des animaux et des plantes (APHIS).

A présent, l'organisme cherche à savoir si la contamination au coronavirus dans des populations sauvages de visons est due à leur proximité géographique avec des visons d'élevage, mais cela n’est pas encore prouvé.

L'APHIS a néanmoins précisé sur la plate-forme spécialisée ProMED-mail que la maladie avait bien été détectée dans le cadre d'une étude épidémiologique portant sur des visons sauvages voisins d'une ferme de visons d'élevage. Ce faisant, le doute semble plus que permis.

«A notre connaissance, il s'agit du premier animal sauvage en liberté présentant une sérologie positive au SARS-CoV-2 confirmée», a tout juste déclaré l’APHIS un brin laconique dans son communiqué.

L'OMS animale suit l'affaire de près

A ce stade, toutes les informations ont été transmises à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) animale qui suit les investigations de très près.

La raison de l'inquiétude des experts : des cas de Covid-19 ont été détectés à plusieurs reprises dans des élevages de visons dans le monde. Dans ce contexte, une contamination élargie à leurs congénères vivant à l'état sauvage est loin d'être exclue.

Le mois dernier, le Danemark avait notamment pris une décision radicale en ordonnant l'abattage immédiat de tous ses visons d'élevage, soit entre 15 et 17 millions de têtes, à la suite de la découverte d’une mutation du coronavirus SARS-CoV-2 transmissible à l'Homme, pouvant mettre à mal la mise au point d'un vaccin pleinement efficace.

Par CNEWS