La Russie n'attend "rien de bon" d'une administration Biden "russophobe"

  
La Russie assure ne rien attendre "de bon" de l'administration Biden, jugeant que sa politique étrangère sera "russophobe".

La n'attend "rien de bon" du futur président américain , estimant que sa politique étrangère sera guidée par la "russophobie", a affirmé un vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov dans un entretien publié ce mercredi.

"Nous n'attendons rien de bon, c'est clair. Ce serait étrange d'attendre du bien de gens qui, pour beaucoup d'entre eux, ont fait leur carrière sur la russophobie, en déversant du fiel sur mon pays", a-t-il dit à l'agence de presse russe Interfax, après de nouvelles tensions entre les deux pays autour d'une gigantesque cyberattaque aux attribuée à Moscou.

M. Riabkov est en charge des relations avec les Amériques et de la non-prolifération des armements, notamment nucléaires, et demeure à ce titre l'un des principaux interlocuteurs du département d'Etat américain.

"Dialogue sélectif"

Selon lui, Moscou ne doit avoir qu'un "dialogue sélectif" avec les Etats-Unis, en ciblant uniquement les "sujets qui nous intéressent". Pour le reste, il faut une politique "d'endiguement total des Etats-Unis, dans toutes les directions, car la politique américaine à l'égard de la Russie est profondément hostile".

Le responsable russe a jugé que la balle était dans le camp américain pour une relance des relations bilatérales et que la Russie n'avait pas l'intention "d'initier des contacts avec l'équipe de transition de Biden".

Ces propos interviennent quelques heures après que le président américain élu a promis de répliquer à la gigantesque cyberattaque attribuée à la Russie qui a visé son pays, en fustigeant Donald Trump, accusé d'inaction.

Pour M. Riabkov, l'administration américaine sortante laisse "un lourd héritage", ayant adopté de multiples trains de sanctions contre la Russie, notamment du fait de piratages informatiques et d'ingérence dans la présidentielle de 2016.

"Tout va de mal en pis. C'était caractéristique des quatre dernières années, et on n'a pas le sentiment que cette tendance va changer", a-t-il dit.

Par Challenges Avec AFP