L’Algérie et l’Égypte, futurs pays de production du vaccin russe Spoutnik V?

 Le vaccin Spoutnik V (archive photo) 
Le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a proposé mercredi 2 décembre aux représentants de 55 pays, dont l’Algérie et l’Égypte, présents à la conférence virtuelle de l’Onu consacrée à la présentation du Spoutnik V, de produire localement ce vaccin dont le prix sera moins cher que les autres, a informé Tass.

Lors d’une session spéciale consacrée à la présentation du vaccin russe anti-Covid-19 Spoutnik V aux Nations unies, le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a annoncé que son pays allait le produire en Russie mais aussi partout dans le monde, a rapporté l’agence Tass. À cette rencontre organisée par visioconférence, plus de 50 pays étaient représentés dont l’Algérie, l’Égypte, le Qatar et la Syrie. Présent à la réunion, le chef du Fond d'investissements directs russe, Kirill Dmitriev, a fait savoir que le prix du vaccin serait moins cher que tous les autres.

«Nous prévoyons de développer la production du vaccin en Russie et dans le monde entier», a déclaré le ministre en réponse aux questions des participants qui l’avaient sollicité sur la qualité et la fiabilité du Spoutnik V, ainsi que sur son prix et la possibilité de le produire dans d’autres pays.

De son côté, Kirill Dmitriev a affirmé que «le coût du Spoutnik V sera inférieur à dix dollars par dose, ce qui est moins cher que les autres vaccins proposés par d’autres pays».

Vers une production à l’échelle mondiale?

Selon Tass, les représentants de 55 États se sont inscrits pour assister à la présentation en ligne, dont l'Algérie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Corée du Nord, l'Égypte, l'Inde, l'Ouzbékistan, le Qatar, Singapour, la Syrie, le Tadjikistan et la Thaïlande.

En août, la Russie a été le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus. Le Spoutnik V a été développé par le centre de recherche Gamaleïa. Les tests post-enregistrement ont commencé à Moscou le 7 septembre.

Les résultats préliminaires des essais ont montré, selon les autorités russes, une efficacité dépassant les 95% au 42e jour suivant la vaccination, à condition que le patient ait bien reçu la deuxième dose.

Par sputnik