Malgré des résultats contrastés, le vaccin d'AstraZeneca approuvé au Royaume-Uni

 Malgré des résultats contrastés, le vaccin d'AstraZeneca approuvé au Royaume-Uni 
L'agence britannique du médicament a donné son feu vert au vaccin anti-Covid développé par le groupe britannique AstraZeneca avec l'université d'Oxford, avec lequel les autorités comptent accélérer la campagne de vaccination lancée début décembre.

Le Royaume-Uni accentue son avance. "Le gouvernement a accepté aujourd'hui la recommandation de l'Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d'autoriser l'utilisation du vaccin Covid-19 de l'université d'Oxford/AstraZeneca", a annoncé mercredi matin un porte-parole du ministère de la Santé, faisant du Royaume-Uni le premier pays à approuver ce vaccin moins coûteux et plus facile à distribuer.

Ce feu vert "fait suite à des essais cliniques rigoureux et à une analyse approfondie des données par des experts de la MHRA, qui a conclu que le vaccin répondait à ses normes strictes de sécurité, de qualité et d'efficacité", a ajouté ce porte-parole dans un communiqué. Le Royaume-Uni a commandé 100 millions de doses de ce vaccin, sur des contrats représentant au total plus de 350 millions de doses d'ici à la fin de l'année prochaine, en s'approvisionnant auprès de sept fabricants dès la phase des essais cliniques.

Un vaccin moins coûteux

C'est le deuxième vaccin approuvé par la MHRA, après celui de Pfizer/BioNTech inoculé à plus de 600.000 personnes depuis le 8 décembre. Celui d'AstraZeneca et Oxford est très attendu pour des raisons pratiques. Il est bien moins coûteux que celui déjà distribué et peut être conservé dans des congélateurs conventionnels sans nécessité une conservation à -70 degrés.

Après des résultats mitigés, avec un vaccin efficace en moyenne à 70% contre 90% pour celui de ses concurrents de Pfizer et BioNTech, le laboratoire AstraZeneca avait annoncé avoir trouvé la bonne formule. En Europe, il faudra probablement encore attendre plusieurs semaines avant d'obtenir une autorisation de mise sur le marché. L'agence européenne du médicament reste en attente d'informations supplémentaires de la part du laboratoire avant étudier la demande de commercialisation.

Parmi les pays les plus touchés en Europe par la pandémie avec plus de 71.000 morts, le Royaume-Uni est confronté à une envolée des contaminations attribuée à un variant du virus, présentant selon une étude britannique une contagiosité supérieure de 50% à 74%. Ce phénomène a poussé les autorités à reconfiner une grande partie de la population (40% de la population en Angleterre, Ecosse continentale, Pays de Galles et Irlande du Nord).

Par Capital