Pénurie d’infirmières aux Etats-Unis : les salaires grimpent jusqu’à 30.000 euros par mois

 Pénurie d’infirmières aux Etats-Unis : les salaires grimpent jusqu’à 30.000 euros par mois 
Avec la crise du Covid-19, certains hôpitaux n’hésitent pas à dépenser des sommes incroyables pour attirer du personnel qualifié.

Selon un classement réalisé par CNBC en janvier, l’emploi le mieux payé de 2020 était anesthésiste avec 267.020 dollars de salaire annuel moyen. Si le top 10 du classement établi par le média américain était uniquement composé de professions médicales, près d’un an après les infirmières ont fait une percée spectaculaire. Comme le note Quartz, certains hôpitaux se livrent à une véritable guerre d’enchères pour attirer les infirmiers et infirmières à travers tout le pays. Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, certains ont vu leur salaire exploser.

Pourtant, dans un premier temps, la situation n’était pas forcément enviable. Claire Tripeney travaillait ainsi dans un hôpital du Colorado pour 800 dollars (environ 658 euros) au début de la vague de Covid-19. Face au surmenage et au manque de matériel, on lui enjoint de "souffrir en silence". Quelques mois plus tard, arrivée dans le New Jersey, elle gagne désormais 5.200 dollars (environ 4.300 euros) par semaine. Un cas loin d’être extrême alors que certains infirmiers peuvent toucher jusqu’à 10.000 dollars (environ 8.200 euros) par semaine.

Comment expliquer cette situation ? Selon les données de l’université Johns-Hopkins, les Etats-Unis comptent désormais plus de 14 millions de cas de coronavirus et ont déploré plus de 275.000 morts depuis le début de l’épidémie. De nombreux hôpitaux ont donc besoin de personnel qualifié pour faire face à la crise sanitaire. Mais tous les hôpitaux ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux des zones rurales n’ont pas les mêmes finances et peuvent donc avoir du mal à conserver leur personnel médical. Lorsque la situation sanitaire était concentrée sur quelques zones, cela n'avait pas forcément de conséquence durable. Mais l’épidémie est désormais nationale et les différentes régions sont en concurrence directe. "Même si le secteur de la santé peut d'une manière ou d'une autre trouver plus de lits, il ne peut pas simplement aller acheter plus de soignants de première ligne", résume ainsi Adam Seth Litwin, professeur à l’université de Cornell. Certains Etats réfléchissent donc à permettre à des étudiants en dernière année de travailler ou encore d’augmenter le ratio nombre de patients par infirmier.

Par capital.fr