«Etre président n'est pas pour les femmes», selon le président des Philippines Rodrigo Duterte

 Le président des Philippines Rodrigo Duterte s'est fait remarquer tout au long de son mandat pour ses saillies sexistes. 
Le chef d'Etat des Philippines, Rodrigo Duterte, s'est encore fait remarquer, cette fois pour une prise de position rétrograde sur le rôle des femmes en politique.

Lors de l'inauguration d'une autoroute ce 14 janvier, le président a été interrogé au sujet des sondages favorables à sa fille, Sara Duterte, pour accéder au pouvoir en 2022.

«Ma fille n'est pas candidate à ma succession», a-t-il rétorqué, assurant qu'il lui avait «déconseillé», pour ne pas «la faire passer par ce qu'il avait vécu». «La présidence n'est pas pour les femmes», a-t-il défendu, justifiant son affirmation par le fait que les «hommes et les femmes gèrent différemment leurs émotions». L'exercice du pouvoir est «à en devenir fou», d'après ses dires.

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L'élu du Parti démocrate philippin n'en est pas à sa première saillie sexiste. Selon le média local Rappler, il s'est fait remarquer tout au long de son mandat pour ses comportements déplacés. Lors d'une visite officielle en Corée du Sud, il avait ainsi embrassé sur la bouche une travailleuse migrante Philippine.

une annonce surprenante

Cette prise de position du politicien de 75 ans peut surprendre les observateurs politiques. Sara Duterte semblait jusqu'à présent mettre ses pas derrière ceux de son père, pour tracer le chemin d'une dynastie Duterte.

Depuis 2010, elle est élue dans l'une des villes principales des Philippines, Davao, où elle a occupé successivement les fonctions de maire-adjointe et de maire. En 2017, dans une interview, Rodrigo Duterte l'avait même désignée comme la «meilleure candidate pour devenir la prochaine présidente».

Le président n'est pas éligible à sa réélection alors que son mandat de six ans s'achève. Ses partisans tentent toutefois de changer les dispositions constitutionnelles pour le maintenir au pouvoir.

Pour l'heure, il fait l'objet d'une investigation du Sénat en raison d'éléments laissant penser qu'il aurait laissé s'introduire des doses du vaccin Chinois contre le Covid-19 non approuvé, afin qu'elles soient inoculées à 100.000 citoyens Chinois présents sur le territoire, ainsi que des membres de sa garde rapprochée.

Par CNEWS