Hongkong : sanctions américaines après les arrestations d’activistes prodémocratie

Le militant prodémocratie Lester Shum, arrêté le 6 janvier à Hongkong. 
Le 6 janvier, plus d’une cinquantaine de figures de l’opposition hongkongaise, ainsi qu’un avocat américain, ont été arrêtées au nom de la draconienne loi sur la sécurité nationale.

La réponse était attendue. Les Etats-Unis ont imposé, vendredi 15 janvier, des sanctions à six responsables chinois ou hongkongais après une action coordonnée des autorités de Hongkong contre des militants et anciens élus prodémocratie.

Le 6 janvier, plus d’une cinquantaine de figures de l’opposition hongkongaise, ainsi qu’un avocat américain, ont été arrêtées au nom de la draconienne loi sur la sécurité nationale imposée fin juin par Pékin. L’adoption de cette loi, considérée par les Occidentaux comme un reniement de l’autonomie octroyée à Hongkong, a contribué à aggraver les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et la Chine.

Appel à des libérations

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a appelé Pékin et Hongkong à « libérer immédiatement les personnes prises pour cible au nom de la loi sur la sécurité nationale ou d’autres textes simplement pour avoir exercé leurs droits et libertés ». « Nous condamnons les actes de la République populaire de Chine pour saper les libertés et processus démocratiques à Hongkong et continuerons à utiliser tous les moyens à notre disposition pour faire rendre des comptes aux responsables », a-t-il ajouté à cinq jours de la fin de mandat du gouvernement de Donald Trump.

Parmi les responsables visés par ces sanctions figurent Tam Yiu-chung, seul représentant de l’ex-colonie britannique au sein du comité permanent du Parlement chinois, ainsi que des responsables de la division de la police hongkongaise chargée de la sécurité nationale. Le gouvernement de Hongkong a critiqué, samedi, dans un communiqué, des sanctions « insensées, éhontées et méprisables ». Il a exprimé « la plus grande colère » et dénoncé les « mesures coercitives » qui, selon lui, représentent la dernière tentative de Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de la Chine.

Par Le Monde avec AFP