Covid-19. Donald Trump aurait été plus gravement atteint que ce qui avait été rendu public

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Trois mois après la contamination de l’ex-président américain par le Covid-19, le New York Times remet en cause une partie des éléments communiqués à l’époque sur son état de santé. Alors que son entourage se contentait d’évoquer des « symptômes légers » et de la « fièvre », Donald Trump aurait été sur le point d’être placé sous respirateur artificiel, avant son hospitalisation le 2 octobre 2020.

Testé positif au Covid-19 en même temps que son épouse Melania dans la nuit du 1er octobre au 2 octobre 2020, l’ancien président américain Donald Trump avait dû être hospitalisé pendant trois jours. À l’époque, la communication officielle sur l’état de santé du milliardaire avait prêté le flanc à la critique, notamment pour son manque de transparence.

Trois mois plus tard, le New York Times avance que le prédécesseur de Joe Biden à la Maison Blanche aurait été plus malade que ce qui avait été rendu public à l’époque.

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Un taux d’oxygène dans le sang extrêmement bas

S’appuyant sur quatre sources ayant eu connaissance de l’état de santé de Donald Trump, le grand quotidien new-yorkais indique que ce dernier aurait présenté un taux d’oxygène dans le sang extrêmement bas, avec un problème pulmonaire associé à une pneumonie due au coronavirus. Âgé de 74 ans et en surpoids, le magnat de l’immobilier était à risque de développer une forme grave de Covid-19.

Des sources bien placées rapportent ainsi au New York Times que le taux de saturation en oxygène de Donald Trump aurait chuté à 80 %. Or, « la maladie est considérée comme grave lorsque le taux d’oxygène dans le sang tombe à 90 % », écrivent les auteurs de l’article. Le pronostic du président serait devenu si préoccupant avant son transfert dans un hôpital militaire qu’il aurait été envisagé de le placer sous respirateur artificiel.

Avant l’hospitalisation du septuagénaire au soir du vendredi 2 octobre, il lui avait été administré un traitement expérimental à base d’anticorps de synthèse développé par le laboratoire Regeneron. « Le type de traitement que [Donald Trump] avait reçu indiquait que son état était grave », note le New York Times.

Volte-face du médecin présidentiel

À ce moment-là, l’entourage du président américain assurait pourtant que celui-ci présentait des « symptômes légers » de la maladie, proches de ceux d’un rhume, qu’il avait « beaucoup d’énergie » et « gardait le moral ». Par la suite, il avait été communiqué que Donald Trump éprouvait des difficultés à respirer et de la fièvre.

Il avait fallu attendre le dimanche 4 octobre pour que le médecin présidentiel, Sean Conley, admette que l’état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré dans un premier temps.

Faisant volte-face par rapport à son point presse de la veille, le Dr Conley avait alors confirmé que Donald Trump avait bien eu besoin d’une mise sous oxygène le vendredi, pendant environ une heure, à la Maison Blanche. Un épisode jugé suffisamment inquiétant pour décider de l’hospitaliser le soir même. Le médecin avait aussi annoncé un autre épisode de baisse de la saturation en oxygène survenu le samedi matin.

Le Dr Conley avait néanmoins assuré que le niveau d’oxygène de Donald Trump n’était jamais descendu en dessous de 93 %, précise le New York Times.

Donald Trump était sorti de l’hôpital le lundi 5 octobre, trois jours après son admission.

Par Ouest-France.fr