Covid-19 : la vaccination devrait devenir annuelle en Grande-Bretagne

  
Une déclaration qui est loin de passer inaperçue. Nadhim Zahawi, le ministre britannique en charge du déploiement des vaccins anti-Covid outre-Manche, a déclaré, dimanche 7 février, qu’il était «très probable» que les campagnes de vaccination en cours contre le coronavirus deviennent annuelles, comme c’est déjà le cas pour la grippe.

«A mesure que les variants du SARS-Cov-2 se propagent dans le monde, nous considérons comme très haute la possibilité de devoir administrer des vaccins tous les ans, et peut-être même commencer déjà par un rappel pour les personnes vaccinées, un peu comme nous le faisons pour les vaccinations antigrippales qui, d’une année sur l’autre, s’adaptent aux différentes souches du virus en circulation», a ainsi déclaré sans ambages Nadhim Zahawi à Andrew Marr, un journaliste politique très connu outre-Manche.

A ce jour, le Royaume-Uni a administré plus de 12 millions de doses de vaccins contre le coronavirus et l’importante logistique mise en œuvre pour y arriver pourrait donc bien perdurer à l'avenir.

Surtout, si le pays figure pourtant au troisième rang des nations où le taux de vaccination en fonction de la population est le plus élevé, derrière Israël et les Emirats arabes unis (et très loin devant la France avec à peine deux millions de personnes vaccinées à ce jour), là-bas aussi plusieurs voix s’élèvent pour accélérer encore davantage la campagne vaccinale et, même, anticiper sur une répétition annuelle.

Les variants ont totalement changé la donne

L'apparition de nouveaux variants de coronavirus, beaucoup plus contagieux, a en effet complètement changé la donne, amenant de nombreux experts à plaider en faveur d’une distribution plus rapide des doses de vaccin et prévoir les besoins.

En effet, même si, selon plusieurs études préliminaires, des vaccins tels ceux de Pfizer, Moderna et AstraZeneca seraient efficaces contre la souche britannique du virus, les scientifiques sont en revanche beaucoup plus réservés concernant la souche sud-africaine du SARS-CoV-2.

A ce jour, le Royaume-Uni a administré plus de 12 millions de doses de vaccins contre le coronavirus et l’importante logistique mise en œuvre pour y arriver pourrait donc bien perdurer à l'avenir.

Surtout, si le pays figure pourtant au troisième rang des nations où le taux de vaccination en fonction de la population est le plus élevé, derrière Israël et les Emirats arabes unis (et très loin devant la France avec à peine deux millions de personnes vaccinées à ce jour), là-bas aussi plusieurs voix s’élèvent pour accélérer encore davantage la campagne vaccinale et, même, anticiper sur une répétition annuelle.

Les variants ont totalement changé la donne

L'apparition de nouveaux variants de coronavirus, beaucoup plus contagieux, a en effet complètement changé la donne, amenant de nombreux experts à plaider en faveur d’une distribution plus rapide des doses de vaccin et prévoir les besoins.

En effet, même si, selon plusieurs études préliminaires, des vaccins tels ceux de Pfizer, Moderna et AstraZeneca seraient efficaces contre la souche britannique du virus, les scientifiques sont en revanche beaucoup plus réservés concernant la souche sud-africaine du SARS-CoV-2.

Considérant ce variant sud-africain, Sarah Gilbert, de l’Université d’Oxford associée à AstraZeneca dans la production de leur vaccin commun, a ainsi elle aussi déclaré aux médias qu’il faudrait probablement procéder à des vaccinations annuelles contre le coronavirus, quand bien même elle espère pouvoir mettre au point un nouveau sérum contre ce variant à l’automne.

Vivre «pour toujours» avec le virus

La conception de ce nouveau vaccin reposant sur une approche similaire à la vaccination antigrippale qui s'adapte en continue aux souches en circulation, «les gens devront donc se faire à l'idée de devoir se faire vacciner chaque année», a-t-elle estimé.

Avant elle, le PDG du laboratoire Moderna, le Français Stéphane Bancel, avait lui aussi eu des mots très remarqués, en affirmant que le coronavirus «ne disparaîtrait pas», et en lançant l'avertissement selon lequel le monde devra vivre avec «pour toujours» avec le Covid, et que, ce faisant, les scientifiques devront constamment mettre au point de nouveaux sérums.

Par CNEWS