Face à l'évolution de la situation sanitaire, Emmanuel Macron évoque "deux scénarios possibles"

  
Alors que la possibilité d'un nouveau confinement semblait s'éloigner, le gouvernement est de moins en moins optimiste. Surveillant de près l'évolution de l'épidémie dans les Alpes-Maritimes, Emmanuel Macron évoque "deux scénarios possibles" pour le reste du pays.

En l'espace de quelques jours seulement, l'optimisme semble avoir disparu au gouvernement. Alors qu'Emmanuel Macron pensait avoir réussi son pari de ne pas reconfiner, n'hésitant pas à taper du poing sur la table face aux scientifiques qui préconisaient cette solution, alors qu'Olivier Véran semblait lui aussi éloigner la possibilité d'un nouveau confinement, la flambée des cas, d'abord en Moselle, puis désormais dans les Alpes-Maritimes, fait craindre le pire à l'exécutif.

Emmanuel Macron envisage "deux scénarios"

Dans l'édition de ce lundi 22 février de Libération, on apprend qu'Emmanuel Macron s'est exprimé face aux députés de sa majorité, le vendredi 19 février dernier. Face à ses troupes, le chef de l'Etat aurait confié : "Pour les semaines à venir, il y a deux scénarios possibles. Il est trop tôt pour en privilégier un des deux". Deux scénarios donc, un optimiste, un pessimiste. Dans le premier cas, le nombre de contaminations continue à baisser, l'épidémie reste contrôlée, Emmanuel Macron envisage alors de "relâcher" les contraintes imposées aux Français.

Dans le second scénario, les chiffres s'emballent et l'épidémie n'est plus contrôlée. Emmanuel Macron doit donc "resserrer" les contraintes. Si le Président suit l'évolution de l'épidémie afin d'affiner sa stratégie, les chiffres de ce week-end ne laissent présager rien de bon. "La tendance n'est plus bonne", a prévenu Olivier Véran samedi 20 février. "La tendance n'est pas à desserrer les restrictions et les contraintes", a surenchérit Gabriel Attal, le porte-parole du Gouvernement.

"Un confinement strict"

"Je ne suis pas optimiste. Je suis même très inquiet, parce que la seule solution si ça ne baisse pas drastiquement et vite serait un confinement strict avec fermeture des écoles", confie un conseiller de l'Elysée à Libération . Emmanuel Macron a lui-même prévenu que les prévisions n'étaient pas bonnes. "Les prédictions épidémiologiques prévoient plutôt une forte augmentation pour le mois de mars", a partagé le chef de l'Etat aux députés. Pour l'heure, le gouvernement surveille l'évolution de l'épidémie dans les Alpes-Maritimes et notamment à Nice. Un confinement local pourrait être décrété afin de contenir le nombre de contaminations dans le département et de limiter la diffusion du variant anglais dans le pays. L'exécutif va aussi surveiller l'incidence des vacances scolaires, souvent favorables à une baisse des contaminations. Les prochains jours seront décisifs.

Par Télé-Loisirs