La Thaïlande mise sur le cannabis pour stimuler son économie

  
Le gouvernement thaïlandais entend bien profiter de l'intérêt croissant pour le cannabis et ses vertus médicinales. Il encourage désormais les agriculteurs à en cultiver.

Il tient cependant à garder le contrôle et un accord des autorités doit être délivré pour permettre sa production. «Tout le monde a le droit de cultiver du cannabis en s’associant avec des hôpitaux provinciaux à des fins médicales», a déclaré dimanche 21 février Traisulee Traisoranakul, porte-parole adjointe du gouvernement thaïlandais, dans des propos rapportés par le média de Singapour : Channel NewsAsia.

Les autorités espèrent «que le cannabis et le chanvre seront les principales cultures commerciales pour les agriculteurs» thaïlandais. «Jusqu’à présent, 2.500 ménages et 251 hôpitaux provinciaux ont cultivé 15.000 plants de cannabis», a ajouté la porte-parole.

Les licences permettant de produire du cannabis peuvent également être attribuées aux universités, aux entreprises communautaires, aux professionnels de la santé et ceux de la médecine traditionnelle, a précisé le gouvernement.

L’État veut acheter 1.235 euros le kilo

Ce dernier a annoncé qu’il achèterait du cannabis auprès d’entreprises communautaires, approuvées par l’État, à hauteur de 1.235 euros maximum par kilo pour ceux qui contiennent 12% de cannabidiol (CBD).

En 2018, le royaume de Thaïlande est devenu le premier pays d'Asie du Sud-Est à légaliser le cannabis à usage médical. Depuis, elle s'est lancée dans la production et la commercialisation d'huile issue de la plante, désireuse de capitaliser sur une industrie mondiale de plusieurs milliards de dollars.

Et même si la consommation du cannabis à des fins récréatives est toujours rigoureusement interdite, les feuilles, les tiges et les racines de la plante, qui ont une faible teneur en THC, ont été retirées de la liste des stupéfiants le mois dernier. Les fournisseurs agréés - comme les hôpitaux - peuvent désormais les utiliser dans la nourriture.

Avant que le cannabis ne soit interdit en 1934 et inscrit sur la liste des stupéfiants, «il était utilisé par les Thaïlandais en petites quantités dans la cuisine comme herbe d'assaisonnement et aussi comme remède», a affirmé le médecin thaïlandais Pakakrong Kwankhao, qui s'est félicité de ce retour aux traditions.

Par CNEWS