Les Français raffolent des œufs mais est-ce vraiment bon pour la santé ?

 Egg box close-up 
Une nouvelle étude rapporte que le risque global de décès a augmenté de 7% pour chaque demi-œuf entier supplémentaire mangé par jour. Explications.

Un œuf par jour, par semaine ou plusieurs ? La question agite la communauté scientifique depuis de longues années. Au fil des études, les chercheurs ne semblent pas parvenir à déterminer si les œufs sont bons ou non pour la santé et, surtout, dans quelle quantité il est recommandé de les manger. Longtemps mis sur le banc des accusés en raison des risques que sa teneur en cholestérol peut avoir sur la santé, l’œuf est parvenu à reconquérir le Français. Pour preuve, 14,3 milliards d'oeufs ont été mangés en 2018 (+2%) dans le pays.

Ce mardi 9 février, CNN relaye les résultats d’une étude portant sur plus de 500 000 personnes. Selon cette enquête, manger une portion d'un œuf entier augmente le risque de décès, peu importe les causes, y compris de maladies cardiovasculaires ou de cancer. En fait, le risque global de décès a augmenté de 7% pour chaque demi-œuf entier supplémentaire mangé par jour, selon les conclusions de cette étude publiées dans PLOS Medicine.

Des résultats contradictoires

"Malgré de nombreuses années de recherche, cette question sur les œufs et la santé n'a pas trouvé de réponse, avec de multiples études d'observation au cours des dernières décennies montrant des résultats contradictoires - certaines suggérant qu'une consommation modérée d'œufs est bonne, tandis que d'autres suggèrent qu'elle peut être mauvaise", a déclaré Riyaz Patel, cardiologue consultant à l'University College London, cité par CNN.

Les résultats de l'étude sont discutables car ils n’ont pris en compte la consommation d’œufs qu’une seule fois avant de les suivre pendant de nombreuses années sans vérifier si leur régime alimentaire avait changé. "Les conclusions de cette étude sont exagérées. Blâmer les œufs seuls pour un risque accru de maladie cardiovasculaire est une approche simpliste et réductrice du concept de régime alimentaire et de prévention des maladies", résume de son côté Ada Garcia, maître de conférences en nutrition de santé publique à l'Université de Glasgow, en Écosse, dans un communiqué.

Johanna Amselem

Par Yahoo Actualité