Le vaccin Spoutnik V tourne à la guerre de communication entre la Russie et l'UE

 Emmanuel Macron lors d'une visioconférence avec Vladimir Poutine au mois d'août (illustration)  (Photo: MICHEL EULER AFP) 
DIPLOMATIE - Une guerre dans la guerre contre le virus. Ce vendredi 26 mars, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, n’y est pas allé par quatre chemins pour exprimer son agacement face aux insinuations venant de Moscou. Celles-ci laissent clairement entendre que l’Europe bouderait par principe le vaccin Spoutnik V. “A la manière dont c’est géré, c’est plus un moyen de propagande et de diplomatie agressive qu’un moyen de solidarité et d’aide sanitaire”, a accusé le locataire du quai d’Orsay.

Une sortie qui a provoqué la réaction quasi immédiate du Kremlin. “Nous ne sommes absolument pas d’accord (avec les accusations) disant que la Russie et la Chine utilisent la pandémie du coronavirus et la problématique des vaccins comme des outils d’influences”, a rétorqué Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.

Un énième jeu de ping-pong entre Paris et Moscou qui résonne avec les propos tenus il y a quelques jours par Vladimir Poutine, s’étonnant du fait que les Européens ne se jetaient pas sur Spoutnik pour rattraper leur retard vaccinal. “Nous ne forçons personne à faire quoi que ce soit (…) mais nous nous interrogeons sur les intérêts que défendent ces gens, ceux des entreprises pharmaceutiques ou ceux des citoyens européens?”, a interrogé le chef d’État russe.

Des propos que son homologue Emmanuel Macron n’a guère appréciés, s’en prenant lors de sa conférence jeudi soir “aux velléités de déstabilisation -russes, chinoises- d’influence par le vaccin”. Pourtant, et au-delà des déclarations fracassantes par chancelleries interpos&ea...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

Romain Herreros