L’issue de ce vote est une victoire pour Amazon, qui a mené une large campagne contre la syndicalisation de ses sites, ce qui aurait été une première pour le groupe, si la procédure avait abouti. Jeff Bezos a cependant tenu à s’exprimer quant au bien-être de ses salariés, souvent au coeur des débats, et a admis qu’il y avait des efforts à faire. «Il est clair pour moi que nous avons besoin d'une meilleure vision de la façon dont nous créons de la valeur pour les employés, une vision pour leur réussite», a-t-il déclaré.

«Nous avons toujours voulu être l'entreprise la plus centrée sur le client au monde. Nous ne changerons pas cela. C'est ce qui nous a amenés ici. Mais je nous engage à faire un pas de plus. Nous allons être le meilleur employeur de la planète et l'endroit le plus sûr pour travailler», a annoncé le PDG d’Amazon, qui a indiqué il y a quelques semaines qu'il allait céder son poste de directeur général cette année.

Jeff Bezos, désigné homme le plus riche du monde par le magazine Forbes, a toutefois rejeté les accusations les plus graves sur les conditions de travail de ses employés, et a par ailleurs affirmé dans sa lettre déployer de nouvelles méthodes et technologies pour protéger les travailleurs des blessures musculo-squelettiques liées à la répétition des mêmes mouvements.

Dans un communiqué, Stuart Appelbaum, président du syndicat de la distribution, que des employés du site logistique d’Alabama voulaient rejoindre, a réagi à ces déclarations : «L'aveu de Bezos aujourd'hui démontre que ce que nous avons dit sur les conditions de travail est correct. (…) Les travailleurs ont besoin d'un syndicat, pas seulement d'un énième effort de relations publiques d'Amazon pour limiter les dégâts» a-t-il dénoncé.