Pour des raisons environnementales, le patron et fondateur de la marque Tesla, Elon Musk, a annoncé ce mercredi 12 mai que sa firme n’accepterait plus les paiements en bitcoins.

 Tesla n’accepte plus les bitcoins, considérés comme polluants 
« Vous pouvez maintenant acheter une Tesla en bitcoin. » Ce tweet, publié fin mars par le fondateur de Tesla, avait fait bondir l’action de son entreprise, la valeur du bitcoin et fait couler beaucoup d’encre. Mais ce mercredi, dans un autre tweet, Elon Musk a annoncé faire machine arrière.

Le fantasque milliardaire a annoncé que l’entreprise Tesla n’accepterait plus de paiements en bitcoins, arguant que cette cryptomonnaie serait trop nocive pour l’environnement. Une décision qui a fait chuté la valeur du bitcoin de plus de 10 %.

Le bitcoin, monnaie virtuelle, ne nécessite ni planche à billets, ni tractopelle pour sa création. Mais le travail de milliers d'ordinateurs. Il n'est pas étonnant que celui qui se veut le chantre de l'écologie  change de discours. Cela reste cependant un revirement spectaculaire de la part du patron de Tesla et de Space X qui s'était entiché du bitcoin, décrypte Anne Verdaguer, du service économie de RFI

« Nous sommes inquiets du recours de plus en plus important aux combustibles riches en carbone pour miner des bitcoins, surtout le charbon, qui a les pires émissions [de gaz à effet de serre] de tous les combustibles », explique-t-il avant d'ajouter que « la cryptomonnaie est une bonne idée à plein de niveaux et nous pensons qu'elle a un avenir prometteur, mais cela ne doit pas compromettre l'environnement ».

En effet, comme le montre une récente étude publiée dans la revue Nature prenant comme exemple les mines de bitcoins chinoises, la production de cette cryptomonnaie est mauvaise pour l’environnement. Selon l'étude, si rien n'est fait, les mines informatiques chinoises produiront 130,5 millions de tonnes métriques d'émissions de dioxyde de carbone d'ici 2024, soit près du total des émissions annuelles de gaz à effet de serre de l'Italie ou de l'Arabie saoudite. Une hausse des émissions qui risquent de compromettre les objectifs climatiques du pays. 

Par  RFI