Covid-19 : l’immunité pourrait durer plusieurs années chez les personnes infectées

  
Plusieurs études publiées récemment montrent que les personnes infectées par le Covid-19 développent une immunité qui pourrait persister plusieurs années, particulièrement si elles reçoivent une dose de vaccin après leur infection.

Une immunité robuste qui dure plusieurs années. Plusieurs études scientifiques publiées au mois de mai sur la réponse immunitaire suite à une infection naturelle au Covid-19 démontrent que les personnes ayant attrapé le virus développent une immunité pour au moins un an et probablement plusieurs années. De plus, recevoir une dose de vaccin après avoir contracté la maladie permettrait de développer une immunité très robuste capable de résister aux variants, révèlent ces études relayés par Le Monde.

L'étude menée par l'institut de virologie de Strasbourg sur les personnels de santé du CHU de la même ville montre que les protéines sécrétées par l'organisme chargées de neutraliser le virus dans l'organisme sont détectables chez les personnes jusqu'à 13 mois après l'infection. Les anticorps seraient fabriqués en nombre tant que le virus est présent dans l'organisme avant de diminuer dans les 7 mois suivant l'infection avant de se stabiliser à un niveau bas mais constant.

"Une très bonne nouvelle"

Samira Fafi-Kremer, directrice de l'institut de virologie de Strasbourg donne des précisions sur ces résultats encourageants : "On savait que les taux d’anticorps ne restent jamais très hauts dans le sang, mais comme c’est un virus respiratoire et qu’on ne suit pas en général leur sérologie dans le temps, personne n’osait trop s’avancer sur le sujet. Là, on observe finalement que les anticorps restent stables de manière persistante et c’est une très bonne nouvelle".

Une équipe de scientifiques américains ayant publié une étude dans la revue Nature explique que ces phases de décroissance puis de stabilisation des anticorps signale une transition entre deux types de cellules. Les plasmablastes qui ont une durée de vie courte cèdent leur place "à une population plus petite mais plus persistante de cellules à longue durée de vie", précisent les chercheurs de l'équipe d'Ali H. Ellebedy.