Un variant venu du Pérou

Le variant Lambda, aussi appelé C.37, a été classé dans la catégorie «à suivre» par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon l'institution internationale, il a été repéré pour la première fois en août 2020 au Pérou. Dans ce pays, le plus touché au monde en termes de mortalité par habitant, il représenterait plus de 80 % des cas depuis le mois d'avril.

Une trentaine de pays touchés

Dans son point épidémiologique du 15 juin dernier, l'OMS estimé que le variant Lambda a été détecté dans 29 pays ou territoires à travers le monde. L'Amérique du Sud étant la région la plus concernée, avec notamment 31 % des cas enregistrés au Chili, 8 % en Equateur ou 3 % en Argentine.

Mais cette souche du coronavirus a également été détectée en Europe, notamment en Allemagne et au Royaume Uni, où les autorités ont annoncé la présence de 8 cas.

Une souche plus contagieuse

Si le variant Lambda n'est pas encore classé «préoccupant», pas l'OMS, l'organisation estime que cette souche «porte un certain nombre de mutations» susceptible d'engendrer une «augmentation potentielle de la transmissibilité ou une résistance accrue possible aux anticorps neutralisants». En clair, elle pourrait être plus contagieuse et plus résistante aux vaccins.

Une récente étude pre-print (donc pas encore validé par la communauté scientifique) de l'Université de Santiago du Chili vient en effet confirmer une plus forte «infectiosité» par rapport aux variants Alpha et Gamma, mais également une certaine résistance au CoronaVac, le vaccin chinois utilisé dans de nombreux pays, mais pas en France.

Un variant pas encore présent en France

La France, justement, est pour le moment épargnée par le variant Lambda. Selon les derniers chiffres de Santé publique France, plusieurs souches sont présentes sur le territoire, mais les principales sont la mutation E484K (Beta et Gamma), qui représentait 19,9% des PCR sur la dernière semaine, et la mutation L452R (Delta), qui concernait 39,7% des PCR.