Afghanistan : l'accord secret entre les talibans et les Etats-Unis pour évacuer les derniers américains

 Des soldats talibans ont travaillé avec les Etats-Unis 
Un arrangement gagnant-gagnant ? CNN a révélé ce 1er septembre que les Etats-Unis et les talibans s'étaient mis d'accord pour faciliter l'évacuation des derniers Américains présents à Kaboul.

La chaîne de télévision assure en effet que des membres du groupe armé ont escorté des ressortissants américains de leur lieu de résidence jusqu'à l'aéroport. Une manière de s'assurer qu'il ne puisse rien leur arriver sur la route. Une stratégie qui a «superbement marché», d'après une source militaire anonyme. 

D'après CNN, plusieurs personnes concernées n'avaient en premier lieu pas confiance dans les directives, lorsqu'il leur a été expliqué qu'ils devaient faire route avec des talibans. Certains pensaient même ne pas avoir compris les instructions.

L'information concernant cet arrangement n'a été dévoilée que ces dernières heures, car les services de renseignements craignaient que les talibans ne réagissent mal si l'accord était rendu public. De plus, la menace terroriste restait particulièrement forte après les explosions survenues à l'aéroport de Kaboul. 

Certains toujours sur place

Cependant, tout ne s'est peut-être pas aussi bien passé que ne l'indiquent les sources militaires. CNN raconte en effet que plusieurs citoyens américains ou détenteurs de carte verte ont été refusés par les talibans sur le point de rendez-vous. Certains ont malgré tout réussi à s'échapper grâce à un autre moyen. 

À l'heure actuelle, si tous les soldats étrangers ont quitté le pays, il reste encore des citoyens américains en Afghanistan. D'après Antony Blinken, chef de la diplomatie pour l'administration de Joe Biden, ils étaient environ 200 au 31 août. Le secrétaire d'Etat a promis que le maximum serait fait pour trouver une manière d'évacuer ceux qui le souhaitent. Il a cependant expliqué n'avoir «aucune illusion» sur le fait que ce processus sera long et difficile. Reste maintenant à voir comment les rapatriements pourront avoir lieu dans un futur proche.

 Par CNEWS