Burkina Faso: les points clés du dialogue politique entre majorité et opposition

Le Premier ministre de transition malien, Choguel Maïga, à New York lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le 26 septembre 2021. 
Le dialogue politique entre la majorité présidentielle et l'opposition a pris fin. Le président Roch Marc

Christian Kaboré, qui l'a initié, s’est engagé à veiller à la mise en œuvre des propositions consensuelles par le gouvernement.   

Sur le plan sécuritaire, toute la classe politique encourage les ministres de la Défense et de la Sécurité à poursuivre le travail de réforme et de réorganisation des forces sur le terrain. Les responsables politiques s’interdisent également de s’accuser mutuellement de soutenir le terrorisme.

Favoriser le retour des exilés politiques

Sur la réconciliation nationale, les deux parties ont souhaité qu’un dialogue « constructif » soit mené afin de faciliter le retour de l’ex-président Blaise Compaoré, de Yacouba Isaac Zida et de tous les autres exilés politiques. L’opposition souhaite que le traitement judiciaire de certains dossiers soit suspendu et traité durant le processus de réconciliation pour un apaisement du climat social. Une proposition rejetée par la majorité présidentielle qui insiste sur le maintien du processus Vérité, justice et réconciliation.

Municipales au suffrage universel direct

Concernant les prochaines élections, les participants ont décidé que les maires seront élus au suffrage universel direct. Les électeurs choisiront directement leur candidat. Alors que la majorité présidentielle souhaite l’application de cette disposition aux prochaines élections de 2022,   l’opposition préfère qu’elle soit reportée aux municipales de 2027.

Le président Roch Marc Christian Kaboré, initiateur de ce dialogue politique, a souligné qu’il veillera personnellement à la mise en œuvre des propositions consensuelles par le gouvernement.

Par RFI