Elections en Allemagne : SPD et CDU disent vouloir que la future coalition soit formée «avant Noël»

  
Les sociaux-démocrates du SPD légèrement en tête des premières estimations des législatives allemandes, et les chrétiens-démocrates de la CDU, crédités de la deuxième place, souhaitent voir aboutir «avant Noël» la formation de la future coalition.

«L'Allemagne a la présidence du G7 en 2022», a notamment plaidé le chef de file des conservateurs, Armin Laschet. Son adversaire, Olaf Scholz, a lui jugé que «nous devons tout faire pour que cela soit possible avant Noël, et un peu plus tôt serait également bien». Les sociaux démocrates d'Olaf Scholz et les conservateurs de la chancelière étaient au coude-à-coude, selon des premiers sondages dimanche soir. 

L'union conservatrice CDU-CSU, menée par Amin Laschet, obtiendrait 25%, comme les sociaux-démocrates, selon une enquête à la sortie des urnes pour la chaîne publique ARD. Le SPD devancerait de peu, avec 26%, la CDU-CSU, à 24%, selon un autre sondage pour la chaîne ZDF.

Olaf Scholz futur chancelier ?

Les sociaux-démocratent revendiquent toutefois la formation du prochain gouvernement, a annoncé leur secrétaire général, Lars Klingbeil. «Nous avons le mandat pour former un gouvernement. (La tête de liste) Olaf Scholz va devenir chancelier», a-t-il estimé.

Les chrétiens-démocrates de la chancelière Merkel ont de leur côté reconnu «des pertes amères» de suffrages dans leur résultat aux législatives, selon leur secrétaire général Paul Ziemiak.

Les Verts et leur candidate Annalena Baerbock, un temps favoris du scrutin, manquent le coche avec, selon ces sondages, entre 14 et 15%. Maigre motif de satisfaction : ils battent leur record de 2009, quand ils avaient obtenu 10,7% des voix, et progressent de six points par rapport à 2017.

Les libéraux du FDP, quatrième avec environ 12%, apparaissent comme les «faiseurs de roi» incontournables pour bâtir une future coalition.

L'extrême droite de l'AfD, dont l'entrée au Bundestag avait été le principal fait saillant du précédent scrutin de 2017, confirme son enracinement dans le paysage politique allemand. Mais avec entre 10 et 11%, ce parti islamophobe miné par des conflits internes, est en léger recul par rapport il y a quatre ans (12,6%).

Par CNEWS